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Très Belle Année 2017 !

 

    La météo est devenue « capricieuse » dit-on, et provoque mille malheurs auxquels s’ajoutent violences de toutes sortes, attentats, incompréhensions croissantes dans les rapports humains, tout ce qui engendre angoisse et peur de l’avenir. Une réponse facile à la violence, et qui semble souvent privilégiée, serait la violence elle-même, comme si la sagesse était un luxe auquel on ne pourrait se référer que lorsque tout va bien…  Capture

Dans ce contexte, une atmosphère de peur est entretenue notamment par certains média, et la tentation est grande de leur emboiter le pas…

 

Cependant, les réactions épidermiques ne sauraient interrompre le cycle de la violence. Gandhi n’avait-il pas précisé dans un contexte de violence extrême : « Si tout le monde appliquait le précepte -œil pour œil dent pour dent-, le monde entier serait aveugle et édenté ».

 

La remarque de ce grand Homme me rappelle cette  histoire africaine : un gigantesque feu de forêt embrasait une région entière et tous les animaux, du plus grand au plus petit, quittaient cette fournaise en hâte sous l’égide de leur chef le Lion, quand celui-ci vit passer à « contre sens » un tout petit oiseau. C’était un colibri, portant une goutte d’eau dans le bec. Le Lion, amusé et quelque peu moqueur, lui demanda pourquoi il se dirigeait vers le feu au lieu de fuir comme tous les autres animaux. « J’apporte de l’eau pour éteindre l’incendie » répondit-il. Trouvant cette attitude particulièrement ridicule, le Lion invectiva : « ce n’est pas avec une goutte d’eau que l’incendie pourra être maîtrisé !». Le colibri, sans ralentir son vol, ajouta simplement : « j’apporte juste ma contribution ».

 

Si nous portons notre regard au-delà des apparences en considérant la Réalité dans sa globalité, nous découvrons alors que les « petits colibris » sont de plus en plus nombreux.

 

Lors du voyage au Japon organisé par la FFAB en automne dernier, nous fîmes une rencontre insolite dans le train qui traversait les montagnes de Takasaki au village de Minakami. Après un échange bref mais intense, un passager se mit à peindre  une calligraphie sur l’Aïkido et l’offrit. C’était un maître de Shodo qui présenta  l’Aïkido comme étant « La Voie qui donne Naissance ou fait Vivre et Grandir l’Amour ». Puis il quitta le train …

Cependant, ce qu’il laissa est la vision que des hommes avertis ont de notre Discipline. Rappel vibrant à notre endroit, rappel qui conforte, mais aussi responsabilise.

 

Au regard du Message d’O’Senseï magnifiquement transmis par Tamura Senseï, il apparaît bien que les Aïkidoka sont invités à être des colibris qui « apportent leur contribution ».

 

Ainsi, le vœu le plus cher que je formule est que 2017 soit une Année où nous ayons tous la force de cette conviction, et qu’elle soit partagée avec  bonheur avec notre entourage.

 

 

Je vous souhaite à toutes et à tous ainsi qu’à vos proches une Année 2017 excellente.

 

Jacques Bonemaison.

 

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