Basket

Interview de Sarah et Manon, joueuses de l’équipe SF1 de basket

Comment avez-vous découvert le basket ?  

Sarah : En regardant des vidéos de Kobe Bryant sur Internet, je suis une grande “fan”. Puis, j’ai commencé à jouer sur les terrains extérieurs et ensuite, je me suis inscrite dans un club.  

Manon : Tout le monde fait du basket dans ma famille donc j’ai suivi les grands frères.  

Depuis combien de temps pratiquez-vous le basket ?  

S : J’ai réellement commencé à jouer au collège. 

M : J’ai commencé en poussin, donc assez tôt. 

Depuis combien de temps êtes-vous au PUC ?  

S : Je suis arrivée en octobre. Je suis arrivée sur Paris, il y a 2 ans et c’est mon premier club sur Paris. Mais, j’ai joué en club à Grenoble. J’ai découvert le PUC par le biais d’amis qui m’en ont parlé. Et puis, c’est juste à côté de chez moi.  

M : Je suis arrivée en septembre de l’année dernièreCela fait 5 ans que je suis sur Paris mais j’ai recommencé il y a 2 ans. J’habite dans le 14e et je cherchais des clubs dans mon quartier. J’ai testé et je suis restée. 

Comment se déroule la saison, pour l’instant ?

M : Nous sommes en pré-régionale, ce qui correspond à la Départementale 1. Il reste 7 matches mais les deux premières du championnat sont loin avec seulement une défaite chacuneMais, je pense que l’on peut faire une bonne troisième place.  

Comment sentez-vous la fin de saison ?

(Interview réalisée avant les annonces du gouvernement relatives au COVID-19 : la fin de saison a été annulée.)

 

S : Nous ne serons pas premières mais nous avons toutes nos chances de faire une bonne place. Nous jouons mieux sur la deuxième partie de saison.   

M : On peut donc évoluer positivement. 

Quels sont vos postes ?  

M : Les postes correspondent à des numéros en basket. Le meneur en 1, les ailiers en 2 et 3 (qui tirent depuis les extérieurs), le 4 qui peut jouer intérieur et extérieur et le pivot en 5.  

Je joue en 2 le plus souvent, en 5 parfois.  

S : Je suis meneuse, donc numéro 1. 

Faites-vous des sacrifices pour venir aux entraînements ou aux matchs ?  

S : Je ne peux pas dire que c’est un sacrifice car c’est un plaisir de jouer au basket. 

M : C’est plutôt un choix qu’un sacrifice. Je peux sacrifier un week-end pour jouer un match mais si j’ai quelque chose de plus important, je ne vais pas venir au match. 

Suivez-vous le basket professionnel ?  

S : Je suis fan de Kobe Bryant mais je regarde quelques matches, oui. 

M : Seulement les grands matchs, un peu la Pro A mais je n’aime pas la NBA. Je préfère les matchs de l’équipe de France masculine. Je ne suis pas fan mais je m’y intéresseJe regarde un peu les matches de l’équipe de France féminine. 

Que pensez de la qualification des filles aux Jeux Olympiques de Tokyo ?  

M : C’est super ! Il est possible qu’elles finissent deuxième : il y a toujours les américaines qui sont meilleures. Mais, elles ont une équipe soudée. Je pense que cette équipe peut réaliser un exploit ; comme nous au PUC (rires).  

Que pensez-vous de la visibilité du basket féminin ?  

S : Comme tous les sports féminins, il n’y en pas assez. Déjà que le basket n’est pas extrêmement médiatisé… 

M : Il commence à l’être un peu plus. Maintenant, les matchs de l’Equipe de France féminine sont retransmis sur RMC Sport. Une personne qui ne connaît pas le basket peut tomber dessus et commencer à s’y intéresser. Mais, ce qui est des championnats, il faut faire la démarche de chercher la chaîne (mais le plus souvent sur Internet). Et puis, ce n’est pas un match de football qui est à 21h où tout le monde peut le regarder. Pour regarder un match de basket, il faut se rendre disponible pour regarder le match. Mais, cela peut évoluer sil y a de bons résultats français. 

Mais, le basket masculin et féminin commencent à avoir le même taux de visibilité dans les médias. 

Pensez-vous que le basket (en général) aura toujours une visibilité plus faible que les autres sports en France ? Qu’est-ce qui pourrait le rendre plus populaire ? 

S : Il y a de plus en plus de licenciés. Il y aussi beaucoup de sites consacrés au basket mais il y a une grande marge de progression et il faut que les médias suivent.  

M : Il faudrait diffuser les matchs sur des chaînes non-payantes où une personne lambda est plus susceptible de tomber sur un match par hasard.  

Pouvez-vous décrire votre équipe en 2 mots ?  

M : Motivée et esprit d’équipe.  

S : Joviale. 

 

Lucie Deslandes