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Le PUC au féminin : À la découverte des « louves »

Les débuts 

La section féminine de football se développe à partir de l’année 2000. Comptant plus de 20 % des effectifs de la section football, les équipes féminines sont de plus en plus fréquentées. L’école de football féminin (créé en 2012) obtient dès ses débuts le Label OR FFF récompensant la qualité de l’enseignement au sein de la section féminine.  

Saison 2019-2020 

La section féminine compte aujourd’hui 149 licenciées dont 46 en seniors féminines. Cette catégorie est divisée en 3 équipes : les SF1 qui évoluent en R1, les SF2 qui jouent en R2 et les SF3 évoluant dans un championnat à part, pour le loisir.  

Interview d’Abou Karamoko, entraîneur de l’équipe senior féminine et directeur sportif du PUC Football :

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Y-a-t-il des différences entre le football féminin et le football masculin ? Si oui, lesquels ?  

Les femmes réfléchissent plus. Elles vont toute de suite appliquer les directives, les corrections qu’on leurs apportent. On remarque une progression plus fulgurante chez les femmes. L’intensité est différente aussi. Chez les femmes, le jeu est plus pur et plus technique alors que chez les hommes, l’aspect athlétique sera plus privilégié.  

Il y a une différence aussi au niveau de la communication : avec les hommes, tu peux avoir un discours plus “trash”. Parfois, il faut chercher les mots avec les filles même si elles comprennent quand on doit être un plus dur.  

Le football féminin commence à être médiatisé. Sens-tu un changement dans la popularité du football féminin ? 

Elle augmente, petit à petit. La FFF oblige les clubs à développer des sections féminines donc plus de structures accueillent de plus en plus de femmes. Mais, les débutantes ne recherchent pas directement à jouer en compétition :  elles privilégient d’abord les clubs de proximité plutôt que les bons clubs. 

Selon toi, les filles sont-elles plus attirées par la pratique en loisir ?  

Oui et non car cela se développe. Après un peu de pratique, certaines vont chercher des clubs plus compétitifs, avec plus d’exigences que le club de quartier dans lequel elles ont commencé.  

Vous êtes en Régionale 1 (qui pourrait être l’équivalent du National 3). L’objectif, c’est la D2 ? Pensez-vous y arriver cette saison ? Comment y accéder ?  

Oui, c’est notre gros objectif. On ne le dit pas, on ne met pas la pression aux filles mais c’est très présent, oui. Le premier et second de la R1 effectuent des barrages en fin de saison contre les derniers de D2 pour déterminer la montée et la descente de tel ou tel club en D2. 

24 novembre, 14h30, Stade Annexe Charléty : 

L’équipe féminine senior du PUC était déterminée à tenir tête au promu en D2 féminine, Amiens SC, pour le 1er tour Fédéral de la Coupe de France. Avant la rencontre, l’entraîneur donne ses consignes en rappelant qu’un match de Coupe n’est jamais écrit, qu’il ne faut pas se mettre la pression. Auteures d’une première période combative où le PUC n’encaisse qu’un but, les louves reviennent à la mi-temps avec de bonnes intentions. Malheureusement, l’écart est grand entre les deux équipes et quelques erreurs font sombrer le PUC. Résultat final : 1-7. Malgré des regrets, Abou Karamoko encourage ses joueuses :  

“C’était un test, on connait le niveau de la D2 maintenant. On n’a pas été ridicules : seulement quelques erreurs nous coûte le match. On a flanché au niveau du mental, on sait ce qu’il faut améliorer. L’important maintenant, c’est le championnat”.

 

 Lucie Deslandes