thumbnail_IMG_0051

Le PUC au féminin : Interview de Léa, membre de l’équipe SF1 de football

Depuis combien de temps pratiques-tu le football ?  

Je fais du foot depuis 5 ans, j’ai commencé en U19 au PUC. Avant, j’ai fait 9 ans de basket.  

Pourquoi as-tu changé pour le foot  

J’ai toujours voulu faire du foot. Quand j’étais petite j’ai fait de la danse, de la natation et d’autres sports… À l’école primaire, j’ai voulu commencer le sport en compétition. J’ai voulu faire du football parce que je jouais souvent avec mon grand frère mais ma mère n‘a pas voulu. Alors, j’ai fait du basket parce que ça me plaisait. Je suis restée car j’ai beaucoup apprécié et j’avais un bon niveau. Mais, il est venu un moment où je me suis dit qu’il fallait que je fasse du football. Après le bac, j’ai fait du basket et football en même temps et ensuite je me suis focalisée sur le football 

Qu’en a pensé ta mère ?  

À ce moment-là, au lycée, je pouvais faire ce que je voulais.  

Selon toi, pourquoi ne voulait-elle pas que tu fasses du football ?  

Elle me l’a dit, elle pensait que c’était un sport de garçon.  

Quel est ton poste ?  

Je suis polyvalente. Je joue défenseur central mais je peux aussi jouer latéral et numéro 6 (milieu défensif). Mais je me sens plus à l’aise en défenseur central.  

Le football féminin connaît une médiatisation grandissante. Qu’en penses-tu  

Je suis contente car cela nous donne plus de visibilité mais je pense que les gens n’ont pas forcément changé leur vision sur le foot féminin. Je remarque encore des personnes qui me disent que le foot féminin est trop lent parce qu’il le regarde à la télé mais cela a changé en 10 ansJe voudrais dire qu’au niveau de l’intensité, entre les hommes et les femmes, ce n’est pas la même chose car le physique n’est pas le même. Le public ne se concentre pas assez sur l’intelligence de jeu chez les filles. Mais le football féminin a changé aussi, c’est en ascension et je pense qu’un jour ça va exploser, il manque encore quelques ingrédients.  

Qu’est-ce qui, selon toi, pourrait faire que cela explose ?  

Il faut qu’il y ait plus de communication. Par rapport à la Coupe du Monde (en 2019), elle a été très médiatisée et beaucoup de personnes l’ont suivie, en ont parlé. C’est incomparable à celle des garçons mais c’est comme ça. Ifaut aussi que des footballeuses aient des sponsors, qu’elles fassent des publicités 

Le coach vous a-t-il donné des indications pour ce début de saison  

Nous devons être plus acharnées sur le ballon, gagner nos duels, mettre la pression et ne pas laisser l’adversaire jouer.  

Comment gères-tu les entraînements, les matchs et les études ?  

J’ai toujours eu l’habitude de concilier les deux mais lsupérieur, c’est différent du lycée. Au secondaire, je faisais option sport donc je faisais sept heures de sport plus le basketJe le gère bien parce que j’ai l’habitude.  

As-tu déjà pensé à devenir footballeuse professionnelle  

Quand j’étais petite, oui. Je savais déjà que c’était plus facile pour une fille de passer en professionnel qu’un garçon. Mais, ma mère n’a pas voulu que je fasse du football. Pour le basket aussi, j’aurais pu mais je ne voulais pas. Je pense que j’avais quand même le football dans un coin de ma tête. 

Que pourrais-tu dire à une jeune fille pour lui donner envie de jouer au football  

Cela ne diffère pas des garçons et c’est un sport avec beaucoup de complicité dans l’équipe. Pour moi, le PUC c’est ma seconde famille même si je sais que c’est commun de dire ça. Je prends plaisir à venir aux entraînements et aux matchs. Socialement, c’est bien. Je voudrais lui dire aussi que c’est important de faire du sport. Donc si elle aime le football, elle n’a pas a hésité. Je l’inviterais aussi à un entraînement pour qu’elle découvre comment ça se passe.

 

Match du 18 janvier contre VGA St-Maur : 

La première mi-temps du match est compliquée pour les pucistes. Malgré des tentatives et quelques tirs, les “louves” ne trouvent pas le chemin des filets. Coup dur en fin de première période pour le PUC, la gardienne sort sur blessure, remplacé par une joueuse de champ 

En seconde période, les “louves” reviennent conquérantes sur le terrain et marquent au retour de la mi-temps. L’équipe adversaire, fatiguée et éparpillée, plie sous la pression des pucistesLa gardienne adverse, blessée à la cheville, encaissera deux autres buts. Résultat final : 3-0 pour le PUC qui conforte sa place de 6e du championnat Régional 1 

 

Lucie Deslandes