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Le PUC au féminin : Anna Brysz, une athlète polyvalente

À 27 Ans, Anna Brysz remporte le Tournoi International de Pologne, dans la catégorie des -64kg, en octobre 2019. Portrait d’une athlète au succès fulgurant.  

Comment avez-vous découvert le sambo ?  

J’ai commencé le judo à 7 ans et je l’enseigne depuis 5 ans : c’est un parent d’élève qui m’a parlé du sambo. Je ne connaissais pas du tout ce sport et il m’a convaincue d’essayer. J’ai fait un cours d’essai au PUC où j’ai été très bien accueillie. Et je suis restée ! C’était il y a un an et demi. Maintenant, j’espère enseigner le sambo aux enfants, j’ai passé mon brevet fédéral pour pouvoir donner des cours 

Vous avez récemment gagné le Tournoi International de Pologne alors que vous ne pratiquez que depuis un an et demi. Était-ce votre première victoire ? 

J’avais déjà gagné l’Open des Pays-Bas en mars 2019. C’est ma deuxième médaille d’or mais je suis vice-championne de France, j’ai aussi terminé troisième au Grand Prix de Paris et deuxième au tournoi régional d’Île-de-France.  

Le Tournoi International de Pologne est une compétition amicale. Je ne suis pas française, c’est la fédération polonaise de sambo qui décide si je peux participer aux compétitions internationales. C’est pour cela que je n’ai pu participer qu’à une compétition internationale (Open des Pays-Bas) pour le moment. J’espère en disputer plus dans le futur.  

Qu’est-ce qui vous plait dans le sambo ?  

On peut tout faire ! Le sambo est plus complet que le judo, on peut attaquer debout et au sol. On peut varier les prises. Il y a plus de possibilités et c’est plus amusant.  

Le sambo est-il plus intense physiquement que le judo ? 

Je ne crois pas qu’il y ait une vraie différence au niveau de l’intensité physique mais il y a moins de temps de repos, le combat ne s’arrête jamais au sambo, c’est en cela que c’est plus dur. Sinon cela revient au même.  

Vous pratiquez la lutte, en plus du sambo. La pratique de ce sport vous aide-t-elle pour le sambo ?  

Oui, beaucoup. Par exemple, la lutte permet de travailler les attaques de jambes. Cela change du sambo et du judo. En revanche, c’est plus physique que les deux autres sports.  

Auriez-vous envie de faire des compétitions de lutte ? Arrêter le sambo pour la lutte ?  

C’est une question difficile. J’ai fait du judo toute ma vie : j’aime beaucoup découvrir d’autres sports comme le sambo ou la lutte. Je pourrais participer à des compétitions de lutte mais seulement pour découvrir. 

Comment arrivez-vous à concilier votre travail et le sambo ?  

Mon métier de professeur de judo et préparateur physique m’offre la possibilité de pouvoir m’organiser. J’ai de la chance d’avoir des collègues qui peuvent me remplacer lorsque je dois aller à une compétition. J’essaye de m’organiser le mieux possible pour pouvoir m’entraîner 3 fois par semaine : le lundi je fais du judo, le mercredi de la lutte (inclus dans l’abonnement au sambo) et le vendredi du sambo. Je n’ai jamais eu à choisir entre mon métier et le sambo mais le sambo commence à prendre une place importante dans ma vie. 

Quels sont vos prochains objectifs avec le PUC ?  

Les championnats de France et ceux de Pologne sont mes prochains objectifs. Je ne sais pas encore quand sont les dates ni si je pourrais y participer car je suis blessée au genou. C’est le risque des sports de combat, on se blesse souvent. Mais, j’ai le soutien de ma famille et du club. Le PUC, c’est ma famille sportive. L’ambiance est géniale, on se supporte mutuellement. Même lorsqu’on ne concourt pas, on se déplace pour se soutenir les uns les autres.

Lucie Deslandes