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L’HÔPITAL SE MET AU SPORT : INTERVIEW DE JEAN-MARC PROFESSEUR D’ACTIVITÉS PHYSIQUES ADAPTÉES (APA) A l’HÔTEL-DIEU

 

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Le samedi 20 mai 2017 de 14h à 17h, le Paris Université Club a  représenté sa section sport santé et bien-être lors de la journée portes ouvertes organisée par l’Hôtel-Dieu. A cette occasion, nous avons interviewé Jean-Marc, professeur d’activités physiques adaptées (APA) à l’Hôtel-Dieu sur sa profession et notamment sur l’activité sport santé.

 

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En quoi consiste votre métier ? 

Jean-Marc –  Mon métier consiste à encadrer des séances d’activités sportives pour les personnes ayant des besoins spécifiques (handicap, présentant une maladie chronique).  L’APA  est donc une spécialité liant pratique sportive adaptée et santé. Elle requiert une formation spécifique (Licence ou Master Activité Physique Adaptée et Santé, filière STAPS), exercée par des professionnels spécifiquement formés aux techniques des activités physiques et sportives et aux modalités des adaptations nécessaires à la poursuite d’objectifs de santé. Nos objectifs sont de prendre en charge le patient dans son ensemble et également l’aider à retrouver le plaisir du mouvement et d’améliorer sa qualité de vie.

 

Quels sont les bienfaits de l’activité physique sur la santé ?

Jean-Marc – Les effets bénéfiques de activités physique et sportive sur la santé sont connus depuis l’Antiquité. On constate que le risque de décès prématuré est moindre chez les personnes physiquement actives que chez les autres. Chez un sujet sain, l’activité physique contribue au maintien de la santé. En ce qui concerne les personnes vivants avec une maladie, le but serait d’améliorer leur état de santé afin de prévenir les complications liées à la maladie. Pour ce qui du domaine médical, il existe trois types de prévention :

- La prévention primaire est celle qui va anticiper les problèmes de santé et limiter l’apparition de maladies. Elle permet également de favoriser le bien-être  (aspect social, physique…)

- La prévention secondaire va quant à elle diminuer la prévalence de la maladie. A ce stade, notre but sera de réduire les chances de la développer, s’opposer à son évolution ou encore faire disparaître les facteurs de risque.

- La prévention tertiaire intervient à un stade où il importe de diminuer la prévalence des maladies chroniques. L’objectif étant d’éviter une rechute pour le patient ou l’apparition d’une autre maladie.

 

Quels sont les effets du sport santé sur les patients à court, moyen, et long terme ?

A court terme, quand un patient va dans un programme de réhabilitation par le sport, tel que dans un milieu hospitalier, l’objectif est,  par le biais d’évaluations précises, de déterminer si sa condition physique a évolué.

A moyen terme, le but est de trouver du plaisir par le sport. Une structure telle que le Paris Université Club, peut leur procurer du bienfait.

A long terme, l’objectif  est d’avoir une meilleur espérance de vie, en bonne santé. Le sport favorise la longévité car il limite le risque de pathologies.

 

Comment désignez-vous une personne apte ou inapte à la pratique du sport ? 

Jean-Marc – Le premier filtre, c’est le médecin (spécialiste, cancérologue ou généraliste) qui le fait. Il peut, depuis le 1er mars 2017, prescrire sur ordonnance la pratique du sport aux patients atteints d’affections longue durée. S’il pense que son patient aurait besoin d’activités physiques, il va, dans ce cas, nous adresser une fiche pré-remplie en fonction de sa pathologie. Nous les rencontrons ensuite en hôpital de jour afin qu’ils passent un test pour déterminer s’ils ont besoin ou non d’une réhabilitation.

Le deuxième filtre, c’est nous. On détermine s’ils peuvent par la suite intégrer une structure encadrée (non médicalisée) ou si au contraire, ils ont besoin d’un encadrement professionnel.

 

A quelle fréquence un patient peut-il pratiquer le sport santé ?

Jean-Marc – Tout dépend de l’intensité et de la durée de l’activité. Si on demande à un patient de pratiquer de la boxe adaptée, il ne pourra peut-être pas en faire tous les jours. Pratiquer cette activité 1 à 2 fois par semaine serait suffisant.

 

Une personne ayant une maladie cardio-vasculaire peut-elle faire du sport santé ?

Jean-Marc – En ce qui concerne les maladies cardiovasculaires, il faudrait un encadrement plus spécifique. Il est indispensable de consulter un cardiologue ou un professionnel de santé avant de se lancer dans la pratique sportive. Le malade cardiaque doit passer en amont toute une série d’examens comme l’électrocardiogramme et des tests d’effort afin que le cardiologue puisse établir un diagnostic et préconiser les activités physiques les plus adaptées à sa cardiopathie, aux aptitudes et à l’état de santé général du patient.

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