Des nouvelles de Fatoumata-Binta Balde, puciste en centre de formation

Fatoumata est une ancienne puciste qui a rejoint en début d’année le centre de formation de l’Elan Chalon Association. Elle nous donne de ses nouvelles !

Hello, c’est Fatou !

J’ai commencé le basketball en dernière année U11 au PUC par l’intermédiaire d’une copine qui y jouait depuis pas mal de temps, j’y ai été adhérente pendant plusieurs années. En dernière année U15 et en première année U18, j’ai été prêtée au club de Vincennes mais je continuais à venir régulièrement aux entraînements du PUC.

Depuis cette année, je joue à l’Élan Chalon Association, en U18 France. Collectivement, il y a une bonne entente, les filles sont cools. Individuellement j’apprends beaucoup et je progresse surtout physiquement. Malgré les nouvelles mesures, je reste positive et focus et continue à travailler pour évoluer dans le basket-ball.

Je tiens à remercier toutes les personnes qui ont participé à la cagnotte, à toutes celles qui me suivent dans ma progression, à mes coachs, à mes coéquipières, tous les responsables et adhérents du Paris Université Club. Ces personnes qui m’aident dans mon parcours à m’améliorer pas seulement en tant que joueuse de basket mais aussi en tant que personne.

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Fatoumata (n°15) avec sa nouvelle équipe du Centre de Formation

 

 

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Des nouvelles de Salimata Traoré, puciste en centre de Formation

Salimata Traoré, ancienne puciste, a intégré cette année le centre de formation de la Glacerie (USLG) à Cherbourg-en-Cotentin.

Voici des nouvelles de notre sportive !

« Je m’appelle Salimata Traoré, j’ai commencé le basket en U15 au Paris Université Club en 2018.

J’avais eu une précédente expérience dans un autre club en 2014 mais je n’étais resté que deux mois. Je suis allé au PUC après avoir voulu reprendre le basket.

Le premier jour, nous étions nombreuses et à la fin de l’entraînement les coachs ont fait deux équipes. Je me suis retrouvé en équipe 2, j’ai beaucoup appris durant la saison de mes coachs et des joueurs du club (Djodie, Naba, Assia, Adam, etc.). Dès le début, ce sport m’a plu, j’ai redoublé d’efforts pour pouvoir jouer à un plus haut niveau, j’ai fait tous les entraînements, j’allais au stage pendant les vacances, etc.

Cette saison a été très bénéfique pour moi malgré que la compétition fut compliquée en tant que débutante et avec beaucoup de soucis médicaux. J’ai fini par intégrer l’équipe 1 et remporter le titre de champion de Paris U15F en division 2.

J’ai commencé la saison suivante, 2019/2020, au PUC avec les U18F départementales et les U20F régionales, mais juste un mois après le début de la compétition, je changeais de club pour aller jouer en région en U18F à Villejuif.

Malgré le changement de club, je faisais souvent les entraînements du PUC, plus de pratiques pour une meilleure progression. Au début, le changement a été compliqué, mais avec l’habitude je m’y suis faite.

Cette même année, j’ai fait des détections dans le but d’intégrer un centre de formation. Après plusieurs essais, j’ai été sélectionnée par la Glacerie (USLG) à Cherbourg-en-Cotentin.

Avec le coût de formation un peu trop élevé pour ma mère, le PUC et mes entraîneurs ont ouvert une cagnotte pour une de mes coéquipières, Fatoumata, et moi-même pour financer une partie. Grâce à cette cagnotte, ma mère a accepté que j’aille en centre de formation.

Donc aujourd’hui, je suis une joueuse épanouie de la Glacerie en U18 France, après le PUC et Villejuif. Je ne remercierai jamais assez les personnes qui m’ont soutenues. Et encore un grand merci à mes différents coachs (Assia, Djodie, Naba, Adam, Vincent, Adil, Piotr, Warren), à mes coéquipières, à ma famille pour m’avoir permis d’être là aujourd’hui. Un grand merci.

Salimata Traoré »

 

Sali

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Interview de Lluc, joueuse de l’équipe SF2 de basket

Lluc a 25 ans, elle est d’origine espagnole et travaille en tant qu’ingénieure aéronautique.

Depuis combien de temps joues-tu au basket ?
Cela fait 10 ans, j’ai commencé en Espagne. J’ai fait beaucoup de sport et j’ai choisi le basket. Je suis arrivée au PUC il y a 2 ans, lorsque je suis arrivée à Paris.

Pourquoi préfères-tu le basket ?

Je ne me suis jamais posé la question. Je pense que c’est une question de groupe et d’équipe. Tu profites et apprends plus en équipe, l’ambiance est toujours sympa.

As-tu déjà joué en équipe 1 ?

Il n’y avait qu’une seule équipe lorsque je suis arrivée. En septembre 2018, lors de la création de la 2ème équipe, je reprenais tout juste le basket et j’étais nouvelle. Et puis, je n’avais jamais fait de compétition auparavant. Mais, cette saison, cela arrive que Pylou (ndlr : l’entraîneur de l’équipe 1) m’appelle pour certains matchs.

Tu as fait du basket en Espagne. Y-a-t-il une différence de niveau ?

Quand je jouais en Espagne, je n’étais pas dans une équipe sérieuse. Je faisais du 3×3 donc je ne peux pas comparer.

Quel format préfères-tu ?

Le format à 5 où je peux jouer en compétition. Cela motive, il y a rythme qui motive à s’améliorer : tu apprends pendant les entraînements et tu pratiques pendant les matchs.

À quel poste joues-tu ?

Je joue ailière, cela me correspond car il faut courir beaucoup et faire les contre-attaques.

Quelles seraient les principales qualités pour être une bonne ailière ?

La rapidité et une bonne vision du jeu.

Que penses-tu de la visibilité du basket féminin ?

Il n’y a pas beaucoup de place pour le sport féminin mais on commence à voir des infos sur le football ou le basket féminin et certaines compétitions sont retransmises.

De plus, le basket n’est pas le sport principal : c’est le football.

L’équipe 2 a-t-elle progressé depuis ton arrivée ?

C’est particulier car il y a eu beaucoup de changement. Il y a 2 ans, nous avons commencé avec beaucoup de joueuses et il a fallu un temps d’adaptation. Et certaines sont parties. L’année dernière, il n’y avait pas assez de joueuses, nous avons dû appeler des joueuses de l’équipe 1.

Quel est ton meilleur souvenir cette année ?

La victoire contre l’Entente Chinoise était particulière. Nous n’étions pas forcément meilleures mais nous avons joué un système travaillé à l’entraînement et nous l’avons bien exécuté. Nous avons gagné 43-47.

Que dirais-tu à une jeune fille pour lui donner envie de faire du basket ?

Pour l’esprit d’équipe : on apprend ensemble, on se supporte ensemble. Nous sommes à l’écoute et nous ne nous crions pas dessus : nous sommes là pour s’amuser, progresser et gagner des matchs.

Je te laisse le mot de la fin…

Que ce soit en équipe 1 ou en équipe 2, il y a une très bonne ambiance. Cela donne la motivation pour jouer et gagner des matchs.

 

Lucie Deslandes

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Interview de Charlotte, joueuse de l’équipe SF2 de Basket

Charlotte est joueuse de l’équipe sénior 2 de basket. Elle est ostéopathe et passionnée de basket.

Depuis combien de temps joues-tu au basket ?

J’ai fait 3 ans de basket au collège puis j’ai repris en 2014, lorsque je suis entré dans la vie active. J’avais besoin d’un esprit d’équipe, mon métier est plutôt solitaire. J’ai joué 5 ans dans un autre club avant d’arriver au PUC en septembre.

Pourquoi as-tu changé de club ?

J’avais fait le tour et il y avait une mésentente sur la vision de l’équipe féminine. Au PUC, j’ai retrouvé ce que j’avais dans mon ancien club : l’ambiance et les têtes régulières.

Que penses-tu de la visibilité du basket féminin ?

Il y a plus de foot féminin que de basket. Mais, de façon générale, on commence à parler de plus en plus des sections féminines. Mais, le basket et le hand ont moins de visibilité que le football.

Quelles seraient tes idées pour donner plus de visibilité au basket féminin ?

Il faudrait plus de tournoi exclusivement féminin. Pas qu’en basket, dans les autres disciplines aussi. Il ne faut pas que les jeunes filles se disent que c’est un sport pour les garçons manqués.

Que dirais-tu à une jeune fille pour lui donner envie de faire du basket ?

Il n’y a pas de jugement, autre que celui de la performance et encore. Au basket, tu peux acquérir un esprit d’équipe et de la confiance en soi, ce que tu ne peux pas forcément en cours. Cela permet aussi d’oublier ses problèmes pendant un moment.

Quelques mots pour décrire cette équipe 2 ?

Tout le monde a été accueillant et bienveillant. Le point positif, c’est qu’en un an, nous avons beaucoup évolué, nous nous sommes trouvées. En match, nous souffrons encore de confiance en nous. Nous avons des moments durs mais nous avons toujours un sursaut d’orgueil, qui nous a mené quelques fois à la victoire.

Quel est ton meilleur souvenir avec l’équipe ?

La dernière victoire contre l’Entente Chinoise. Nous avons été concentrées du début à la fin et c’est pourquoi nous avons gagné.

À quel poste joues-tu ?

Ailière. J’ai parfois joué meneuse et à l’intérieur mais je me sens plus à l’aise en ailière. J’aime bien ne pas trop changer mais découvrir d’autres postes m’a fait progresser.

Quelles sont les principales qualités d’une bonne ailière ? 

Il faut être rapide, savoir pénétrer dans la raquette et écarter le jeu.

Tu es ostéopathe : est-ce que tu t’investis médicalement dans l’équipe ?

Oui, parfois. Il m’arrive de donner des conseils voire de strapper les joueuses. Et, si besoin, certains joueurs viennent au cabinet en consultation. Connaître la gestuelle du sport pratiqué, ça aide à comprendre leur problématique !

 

Lucie Deslandes

Charlotte

Interview de Lydie, capitaine de l’équipe première de basket féminin

Lydie est capitaine de l’équipe 1 senior de basket féminin, elle est professeure d’éco-gestion et a monté une structure de raccrochage scolaire. 

Depuis combien de temps joues-tu au PUC ?  

Depuis 1995. Quand j’ai commencé au PUC, nous étions en N3 et j’ai fait tous les échelons en équipe première. Puis l’équipe est descendue au plus bas et maintenant, on remonte d’un cran.  

Comment vois-tu cette remontée de l’équipe  

Au fil du temps, nous avons changé notre manière de concevoir le basket. Au début, il y avait 2 à 3 entraînements par semaine et un match chaque week-end. Toutes les filles se battaient pour être aux matchs le week-end. Si tu ne venais pas à l’entraînement, tu n’allais pas aux matchs donc les entraînements se faisaient toujours au complet. Avec le temps, nous nous sommes rapprochées d’un basket de loisir plus que de compétition. Maintenant, c’est plus compliqué d’avoir les filles le week-end qu’à l’entraînement.  

Est-ce que tu as déjà pensé à arrêter… 

Toutes les semaines, je pensais à arrêter (rires).  

Et coacher les équipes du PUC ?  

J’ai entraîné les cadettes pendant 4 ans.  

Pourquoi as-tu arrêté ?  

Je suis devenue professeur et après une journée avec des adolescents, je ne voulais pas passer mes soirées avec d’autres adolescents (rires).  

Quand as-tu commencé le basket ?  

À 13 ans, à Sceaux, dans le 92.  

Tu n’as jamais pensé faire du basket professionnel  

Lorsque j’ai commencé, le basket féminin n’était pas un métier d’avenir et j’ai subi des blessures rapidement et souvent. 

Est-ce que tu fais des sacrifices pour aller à l’entraînement ? 

J’ai 2 enfants, de 16 ans et 13 ans mais je viens à l’entraînement pour me détendre et passer un bon moment avec mes copines après l’entraînement. Je ne sais pas si nous jouons correctement au basket mais on rigole bien ensemble (rires). 

 

Lucie Deslandes

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Interview de Sarah et Manon, joueuses de l’équipe SF1 de basket

Comment avez-vous découvert le basket ?  

Sarah : En regardant des vidéos de Kobe Bryant sur Internet, je suis une grande “fan”. Puis, j’ai commencé à jouer sur les terrains extérieurs et ensuite, je me suis inscrite dans un club.  

Manon : Tout le monde fait du basket dans ma famille donc j’ai suivi les grands frères.  

Depuis combien de temps pratiquez-vous le basket ?  

S : J’ai réellement commencé à jouer au collège. 

M : J’ai commencé en poussin, donc assez tôt. 

Depuis combien de temps êtes-vous au PUC ?  

S : Je suis arrivée en octobre. Je suis arrivée sur Paris, il y a 2 ans et c’est mon premier club sur Paris. Mais, j’ai joué en club à Grenoble. J’ai découvert le PUC par le biais d’amis qui m’en ont parlé. Et puis, c’est juste à côté de chez moi.  

M : Je suis arrivée en septembre de l’année dernièreCela fait 5 ans que je suis sur Paris mais j’ai recommencé il y a 2 ans. J’habite dans le 14e et je cherchais des clubs dans mon quartier. J’ai testé et je suis restée. 

Comment se déroule la saison, pour l’instant ?

M : Nous sommes en pré-régionale, ce qui correspond à la Départementale 1. Il reste 7 matches mais les deux premières du championnat sont loin avec seulement une défaite chacuneMais, je pense que l’on peut faire une bonne troisième place.  

Comment sentez-vous la fin de saison ?

(Interview réalisée avant les annonces du gouvernement relatives au COVID-19 : la fin de saison a été annulée.)

 

S : Nous ne serons pas premières mais nous avons toutes nos chances de faire une bonne place. Nous jouons mieux sur la deuxième partie de saison.   

M : On peut donc évoluer positivement. 

Quels sont vos postes ?  

M : Les postes correspondent à des numéros en basket. Le meneur en 1, les ailiers en 2 et 3 (qui tirent depuis les extérieurs), le 4 qui peut jouer intérieur et extérieur et le pivot en 5.  

Je joue en 2 le plus souvent, en 5 parfois.  

S : Je suis meneuse, donc numéro 1. 

Faites-vous des sacrifices pour venir aux entraînements ou aux matchs ?  

S : Je ne peux pas dire que c’est un sacrifice car c’est un plaisir de jouer au basket. 

M : C’est plutôt un choix qu’un sacrifice. Je peux sacrifier un week-end pour jouer un match mais si j’ai quelque chose de plus important, je ne vais pas venir au match. 

Suivez-vous le basket professionnel ?  

S : Je suis fan de Kobe Bryant mais je regarde quelques matches, oui. 

M : Seulement les grands matchs, un peu la Pro A mais je n’aime pas la NBA. Je préfère les matchs de l’équipe de France masculine. Je ne suis pas fan mais je m’y intéresseJe regarde un peu les matches de l’équipe de France féminine. 

Que pensez de la qualification des filles aux Jeux Olympiques de Tokyo ?  

M : C’est super ! Il est possible qu’elles finissent deuxième : il y a toujours les américaines qui sont meilleures. Mais, elles ont une équipe soudée. Je pense que cette équipe peut réaliser un exploit ; comme nous au PUC (rires).  

Que pensez-vous de la visibilité du basket féminin ?  

S : Comme tous les sports féminins, il n’y en pas assez. Déjà que le basket n’est pas extrêmement médiatisé… 

M : Il commence à l’être un peu plus. Maintenant, les matchs de l’Equipe de France féminine sont retransmis sur RMC Sport. Une personne qui ne connaît pas le basket peut tomber dessus et commencer à s’y intéresser. Mais, ce qui est des championnats, il faut faire la démarche de chercher la chaîne (mais le plus souvent sur Internet). Et puis, ce n’est pas un match de football qui est à 21h où tout le monde peut le regarder. Pour regarder un match de basket, il faut se rendre disponible pour regarder le match. Mais, cela peut évoluer sil y a de bons résultats français. 

Mais, le basket masculin et féminin commencent à avoir le même taux de visibilité dans les médias. 

Pensez-vous que le basket (en général) aura toujours une visibilité plus faible que les autres sports en France ? Qu’est-ce qui pourrait le rendre plus populaire ? 

S : Il y a de plus en plus de licenciés. Il y aussi beaucoup de sites consacrés au basket mais il y a une grande marge de progression et il faut que les médias suivent.  

M : Il faudrait diffuser les matchs sur des chaînes non-payantes où une personne lambda est plus susceptible de tomber sur un match par hasard.  

Pouvez-vous décrire votre équipe en 2 mots ?  

M : Motivée et esprit d’équipe.  

S : Joviale. 

 

Lucie Deslandes

Basket

Souvenirs, souvenirs

En 1965, les équipes première de basket brillaient. Les équipes masculines et féminines remportaient toutes les deux les Championnats de Paris.

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L’équipe féminine était, en plus, Championne de France !

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Le PUC au féminin : Interview des entraîneurs des équipes SF1 et SF2 de basket

* en haut : l’équipe SF1 et son entraîneur, Pylou ; en bas : l’équipe SF2 et son entraîneur, Jérémy.

 

Lorsque l’on rentre dans le gymnase Kellermann, les ballons claquent sur le sol dans un chaos étourdissant.  Pierre-Yves dit “Pylou” et Jeremy supervisent respectivement l’équipe 1 et 2 des seniors féminines. L’ambiance est bon enfant. Pylou (ancien président du PUC Basket) me parle directement de cette équipe féminine de basket, créée il y a 100 ans. Le basket féminin au PUC, qui était au plus haut niveau, a effectué une descente aux enfers ces 30 dernières années.  

 

Mais, avec l’arrivée de Jeremy et d’un nouveau groupe de filles, une volonté de remonter le club apparaît : un nouvel élan est en place. L’équipe 1 gravit les divisions tandis qu’une équipe 2 est créée. Les équipes féminines augmentent leurs effectifs de 10 à 30 filles en moins de 2 ans. Les deux entraîneurs, qui prônent l’égalité des genres au PUCsont fiers de leurs équipes. Pylou citera même Louis Aragon : « L’avenir de l’homme est la femme » 

 

Pylou m’informe que le club est impliqué dans le basket féminin, tout comme les deux entraîneurs. Leur but est de faire progresser les joueuses, de tous niveaux. Jérémy appuie sur le fait que la bonne humeur prime au sein des deux équipes, que leur but est aussi que les joueuses prennent du plaisir dans la pratique. Pour illustrer la fraternité de l’équipe, Jérémy me raconte une anecdote de match : sur les dernières minutes des matchs, Pylou crie à ses joueuses « Il reste deux minutes de bonheur », quel que soit le résultat. Pylou rajoute la phrase totem de l’équipe : « L’important, c’est qu’on s’aime ».  

 

Interview de Pylou et Jérémy, entraîneurs des équipes féminines de basket au PUC  :  

 

Comment êtes-vous arrivés au PUC ?  

 Pylou : J’habitais à 150 mètres du gymnase Jean Sarrailh (ndlr : où les entraînements de basket avaient lieu) et j’étais au Lycée Montaigne, j’ai vu de la lumière et je suis entré ! J’ai eu des opportunités de partir dans d’autres clubs plus prestigieux mais je suis resté parce que c’est un club super. 

 Jérémy : J’ai failli signer au PUC avant d’arriver sur Paris mais j’ai signé au club d’à côté. Après 5-6 années, où je m‘occupais des filles, le club n’offrait plus un cadre satisfaisant aux joueuses. Lisa, qui est dans l’équipe, m’a dit que le PUC créait une deuxième équipe. Alors, j’ai ramené certaines des filles dans le club et on a retrouvé les valeurs que je ne retrouvais plus là-bas.  

 

Avez-vous déjà entraîné des équipes seniors hommes ?  

 J : Non, j’ai seulement eu les minimes lorsque j’étais dans le sud de la France.  

 P : Non, c’est bête un homme. C’est plus intéressant de coacher des femmes. 

 

En quoi est-ce plus intéressant ?  

 P : Il y a une dimension pédagogique différente chez les filles qui est beaucoup plus importante que chez les garçons. Si tu dis à un homme : prends la balle et rentre dans le mur, il va le faire sans poser de questions. Si tu dis à une fille la même chose : elle va te demander pourquoi tu veux qu’elle rentre dans le mur et comment. Il y a un travail d’explications qui est plus intéressant.  

 J : Il y a plus de rigueur chez les femmes. Quand nous leur donnons des directives, elles sont plus appliquées. Que ce soit dans le collectif, au niveau des horaires et des présences, elles sont plus impliquées et c’est plus plaisant.  

 

Quel sont les objectifs pour vos équipes ? Cette année et en général ?  

 P : Nous sommes en pré-régional (1ère division départementale), l’objectif est de monter en régional. 

 J : Le futur de l’équipe 2 dépend de celui de l’équipe 1. Tant que l’équipe 1 ne monte pas, on ne peut pas prétendre monter en pré-régionale (ndlr : l’équipe 2 est en départementale 2). Hormis gagner un maximum de matchs et se faire plaisir, on ne peut pas faire plus. Il faudrait faire une équipe 3 féminine pour pouvoir avoir l’ambition de faire monter tout le monde. Mais, c’est un projet sur du long terme.  

 P : Nous pourrions aussi créer une équipe loisir pour les filles qui veulent juste pratiquer et pas forcément faire des matchs.  

 

Que pensez-vous de la visibilité du basket féminin ?  

 J : Dans nos tribunes, il y a beaucoup de monde, plus que chez les hommes. En professionnel, il y a un grand projet de basket au Paris Basket pour les hommes. Pour les filles, il n’y a pas ce projet : c’est dommage.  

 P : Chaque année, nous avons environ une dizaine de filles qui viennent pour faire des essais. Mais, nous sommes obligés de faire un choix car nous n’avons pas assez de places pour les accueillir. Et, on ne peut pas non plus accueillir les débutantes.  

 J : Le problème est le manque de place. On « recale » des filles chaque année et ça nous gêne. On fait l’effort car au PUC, il y a deux équipes féminines mais certains clubs n’en ont pas. La différence avec les hommes, c’est qu’il y aura toujours de la place chez eux. 

 

Pensez-vous qu’il y aurait plus de visibilité sur les équipes de basket féminines si les médias en parlaient ?  

 J : Le projet d’avoir 50 % de sport féminin dans les médias, je n’y crois pas même si les filles ont autant leur place dans les médias.  

 P : Ce ne sont pas nos problèmes car ce sont deux choses différentes : nous sommes dans une optique de progression, eux de performance. Notre objectif, c’est de bien se faire voir pour que les filles viennent dans un groupe sympa.  

 

Lucie Deslandes

SF1 sf2

Fin de saison 2014-2015

Les dirigeants du PUC BASKET tiennent à remercier tous les acteurs (joueurs, parents, mairie, partenaires…) qui ont permis à notre section de faire une saison dans de bonnes conditions.
Félicitations aux équipes U17(1 et 2) et U20 masculines qui ont porté les couleurs violettes en s’octroyant les titres de championnat de Paris, mais aussi à toutes les autres équipes qui n’ont jamais baissé les bras. Nous devrons surfer sur cette vague de succès pour renforcer notre présence au niveau départ et évoluer vers le niveau régional.

Cette réussite n’est que le fruit du travail des entraineurs/éducateurs qui montrent à nos jeunes que le travail et la persévérance ne peuvent être que bénéfique dans ce que nous pouvons entreprendre , quelque soit le domaine (sportif, scolaire, professionnel…), nous en profitons pour féliciter les jeunes bacheliers qui ont su allier leur passion avec les cours.

Nous vous souhaitons de bonnes vacances d’été à tous, profitez en bien afin de revenir en pleine forme fin Aout pour préparer les championnats de la meilleure des manières!!!

La Direction

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