Interview Puciste – Mai 2022

Quentin Lassalle, ancien capitaine de l’équipe première 

D’où viens-tu ? 

Je suis parisien de naissance, mes parents sont originaires de l’Aveyron et de Normandie. Je suis né à Paris en 1986 et ma famille a vécu avec le PUC. Mon père a joué au rugby et j’ai appris à aimer ce sport en allant voir ses matchs avec l’équipe folklo.  

J’ai fait mes études à Paris. Après le bac, je suis entré en alternance entre le CFA sport (centre de formation pour sportif de haut niveau) et Ipsos. Aujourd’hui, j’habite sur le bassin d’Arcachon, à Ares avec ma femme et mes fils, Adrien 4 ans et Antoine 5 mois. 

Quand et comment es-tu entré dans le monde du rugby ? 

Mon père et mon oncle étaient joueurs au Racing. Mon père est venu au PUC un peu plus tard avec lequel Il a fait quelques matchs avec l’équipe B en plus de jouer en folklo. J’ai commencé le rugby à 9 ans et j’ai tout de suite accroché. Ça m’a donné envie de continuer.  

Quand es-tu arrivé au PUC ? Et qu’y as-tu fait ? 

Je suis arrivé au PUC Rugby en poussin et j’y ai joué jusqu’à mes 18 ans. J’ai fait ma première feuille de match en fédéral 1 avec l’équipe senior du PUC à mes 18 ans alors que j’étais en junior. Je n’ai pas pu entrer au cours du match, mais je me suis quand même échauffé pendant 80 min au stade Charléty ! Ce qui m’a énormément impressionné à l’époque.  

J’ai suivi mon entraîneur, Benjamin Del Moral, qui partait du PUC pour entraîner en Reichel au Stade Français.  

Je suis revenu au PUC 5 ans plus tard, l’année où Jérôme [Bousquet] a pris la présidence et où Adrien [Buononato] est devenu entraîneur de l’équipe première.  

J’ai finalement fait 4 années au PUC en équipe première. J’ai fini par être capitaine la saison où on est descendu en fédérale 3. Je n’ai malheureusement jamais pu aider le club à remonter en fédérale 2 à cause de blessures et de problèmes au dos.  

Je me souviens de mon dernier match en première, au stade Charléty, où l’on jouait contre Nantes. Après ma carrière de joueur, je me suis fait opérer du dos et j’ai continué à garder un pied dans le club en entraînant, avec l’aide de Pierre Gerbet, pendant 2 ans l’équipe 3 des seniors, avec laquelle j’ai également joué quelques matchs jusqu’au premier confinement de 2020. 

Quel est ton attachement pour le PUC Rugby ? 

Ce qui est incroyable c’est la folie du PUC. Le club est capable d’être très classe, mais en même temps très décalé. C’est, je pense, la raison pour laquelle de nombreux grands joueurs étrangers sont venus jouer au PUC, ils avaient besoin de retrouver une âme d’enfant. 

Grâce à cela, tu peux maintenant voyager n’importe où dans le monde et rencontrer quelqu’un qui connait ce club. 

J’aime cet état d’esprit bon enfant où on fait la fête et où tu es le bienvenu… C’est le sérieux sans se prendre au sérieux.  

Une anecdote à nous raconter ? 

Quand j’étais un peu plus jeune, j’étais caractériel et je m’étais énervé à un entraînement dont je m’étais barré. Mathieu Rourre me dit : 

« Écoute Quentin qu’est-ce que tu aimes dans le rugby ?  

Moi j’aime plaquer !  

Bah, écoute si tu aimes ça, tu n’as qu’à faire que ça. »  

Il a su me motiver avec les mots que j’avais besoin d’entendre. L’entraîneur me faisait faire quelque chose que je n’aimais pas, mais Mathieu m’a permis de trouver cette motivation autour du contact que j’ai toujours apprécié dans le rugby. 

Quel est ton meilleur souvenir avec le PUC Rugby ? 

Le titre de champion de France, Les 100 ans du PUC… Il y en a tellement, mais si je devais en choisir un, ce serait ma première sélection avec l’équipe senior en fédérale 1 face à Domont au stade Charléty.  

Les voyages à l’étranger avec l’école de rugby. Ma première conduite de moto, ma première cuite… Mes premières fois c’est avec le PUC et cela fait partie de moi. 

Que fais-tu dans la vie ?  

(Rires). Peu de gens du club connaissent mon côté sérieux… 

Dans la vie, je suis contrôleur Financier. J’ai travaillé pendant 15 ans chez Ipsos, qui est un groupe de sondages. Je travaillais en lien direct avec les filiales internationales du groupe où je gérais la communication et l’analyse de leurs résultats financiers.  

Depuis la Covid j’ai décidé de me prendre une année sabbatique. Je profite de la vie sur le bassin d’Arcachon et de ma famille. 

Quelles sont tes passions en dehors du rugby ? 

J’ai une passion en général qui est le sport, j’aime beaucoup bouger. J’adore le moto cross. J’en fait dans l’Aveyron ou pendant des stages en été. J’aime aussi le soudage et bricoler.  

Si tu devais résumer le PUC Rugby en un seul mot ? 

Décalé.  

Je me souviens d’une anecdote. J’avais 15 ans et Bertrand Terrier m’entraînait. Après un match, j’ai sorti deux bouteilles de vodka de mon sac qu’on a bues dans les douches. Et lui me regarde en me disant : 

 « Mais tu bois à ton âge ? ». 

 Et je lui ai répondu : 

 « Mais non, je ne bois pas, je fais la fête ! ».  

Ce qui nous importait à cette époque avec mes potes de l’équipe, c’était de faire comme les grands.  

Un petit mot pour finir ? 

Finalement le rugby t’apporte beaucoup, mais le club t’en apporte encore plus. Je suis ravi d’avoir fait partie du PUC Rugby car il m’a permis de vivre énormément de bons moments. J’adorerais que mes fils puissent vivre des moments similaires, que ce soit au rugby, ou dans un autre sport.

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