INTERVIEW PUCISTE

Léo Pena, ancien joueur et capitaine de l’équipe première 

D’où viens-tu et quel âge as-tu ? 

Je suis né à Paris et j’ai grandi au Kremlin-Bicêtre qui est une banlieue du Val de Marne. J’ai 29 ans et j’ai toujours vécu à Paris.  

Que fais-tu dans la vie ? 

Je dirige l’agence Up & Under qui intervient dans l’événementiel sportif. Une partie de notre activité consiste à s’occuper de tout ce qui touche à la logistique des équipes professionnelles. On organise leurs déplacements de A à Z, du transport, à l’hôtellerie et la restauration… L’autre partie réside dans l’organisation d’événements autour du sport, tournois, stages et séminaires. 

Comment es-tu entré dans le monde du rugby ? 

Je suis arrivé dans le monde du rugby à 7 ans. C’est mon père qui m’y a inscrit. Mes deux frères jouaient déjà et moi j’étais sur le bord des terrains. J’avais sans doute très envie d’y rentrer donc mon père m’y a aidé.  

Quand es-tu arrivé au PUC ? 

Je suis arrivé au PUC lors de la saison 1998-1999. J’ai commencé en mini poussin. 

Comment as-tu vécu la saison 2022 ? 

C’était une très belle saison ! 

On sortait de deux années de Covid-19 arrêtées prématurément. On avait mis tous les ingrédients pour faire de belles choses, donc on avait pas mal de frustration.  

Cette année, on a réussi à changer cette frustration en motivation. C’était aussi la 4e ou 5e saison qu’on conservait un noyau dur d’une quinzaine de joueurs.  

La force de notre groupe, c’était qu’on ne partageait pas que du rugby. Il y a eu une vraie cohésion. On avait envie de se voir aux entraînements et aux matchs, mais également en dehors du terrain. On est une vraie bande de potes. 

On n’est pas des grands joueurs de top14, mais ce qui nous a permis de gagner tous ces matchs, c’est cette volonté de vouloir tous nous dépasser pour nos copains et de donner le meilleur de nous-mêmes. 

Je suis très content que ce groupe ait pu marquer le club à jamais en le faisant remonter en Fédérale 1. 

Peux-tu nous résumer ton histoire avec le club en quelques lignes ?  

Elle a commencé dès la catégorie mini poussin. J’ai rencontré 80 % de mes meilleurs amis dans ce club. Il m’a formé en tant que joueur et surtout en tant qu’homme.  

C’est un endroit qui m’a permis d’extérioriser tout ce que j’avais en moi. Les 10 dernières années de fédérale, j’ai consacré beaucoup de mon temps à l’entraînement et aux matchs le week-end. 

Que comptes-tu faire cette année ?  

Cette année, je compte prendre un peu de recul par rapport au rugby et au PUC. Ça a représenté toute ma vie pendant 22 ans donc j’en ai besoin. Je veux consacrer plus de temps à mon travail et à ma vie de famille. 

Mais comme je suis un peu trop passionné pour arrêter complétement le terrain, je vais rejoindre des anciens joueurs sur les créneaux du touch le lundi soir. Revenir aux bases avec ceux qui m’ont formé quand je suis arrivé en senior ! 

Aurais-tu une anecdote à nous raconter ? 

J’en ai pas mal, que ce soit en équipe jeune ou en senior… (Léo réfléchit) 

C’était lors d’un retour, il y a quelques années, avec un thème « piscine ». Je me rappelle que sur une aire d’autoroute, lors d’un moment de folie Matthieu Le Falher est monté sur des toilettes publiques, un peu comme dans le film le Roi Lion. Il a voulu sauter dans la foule en délire et a failli complétement s’étaler par terre. On n’est pas passé loin du drame, mais heureusement, il n’y a rien eu de grave et on a pu en rigoler ensuite autour d’une bière.  

As-tu des passions en dehors du rugby et de la violette parisienne ? 

Je gravite pas mal autour du milieu de l’art, notamment le street art que je pratique un peu. J’aime aussi la musique, j’ai fait du piano pendant 10 ans, puis je me suis mis à la guitare.  

Si tu devais résumer le club en un seul mot ? 

Fraternité et plaisir 

Un petit mot pour finir ? 

J’espère que je serai toujours derrière la violette, des mini poussins jusqu’à l’équipe senior. On a fait une belle dernière saison avec tout ce groupe. Je n’ai aucun doute sur le fait que l’équipe va se dépasser, se trouver une identité nouvelle et que des leaders vont jaillir naturellement. Je suis sûr qu’elle montrera un beau visage, qu’elle représentera fièrement l’identité violette, nos valeurs historiques et qu’elle écrira une nouvelle page de l’histoire du club.  

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