PUCISTE UN JOUR 

Laurent Montaulon, ancien joueur de l’équipe première 

D’où viens-tu et quel âge as-tu ? 

Je suis originaire de Béziers et j’ai 40 ans. 

Que fais-tu dans la vie ? 

Je suis charcutier à Béziers. 

Comment es-tu arrivé dans le monde du rugby ? 

Je suis tombé dedans quand j’étais petit. J’ai commencé à jouer à 10 ans à l’ASBH, à Béziers, au club municipal. 

Quand es-tu arrivé au PUC ? 

En 2003 je suis monté à Paris pour mes études. C’est à ce moment que j’ai rejoint le PUC.  

Mon entraîneur en sport études au lycée de Béziers était un ancien puciste. Il avait un autocollant du PUC sur sa porte que je voyais tous les jours. Dans mon imaginaire, ça me plaisait beaucoup de rejoindre un club universitaire, c’était un mythe. 

Quel est ton dernier souvenir avec le club ? 

Celui qui me revient, c’est le titre de 2004 quand je faisais partie des seniors. Je jouais au poste de 3e ligne aile avec la meilleure équipe du monde. 

Que fais-tu depuis que tu as arrêté le rugby ? 

J’ai arrêté le rugby au PUC en 2015 pour devenir cuisinier. Je voulais apprendre la cuisine et la charcuterie. Je suis donc redescendu à Béziers pour vivre une autre passion. 

Aurais-tu une anecdote à nous raconter ? 

Une anecdote ? Il y en a mille, mais je peux raconter cette fois où un type, alors que nous fêtions notre victoire (ou notre défaite, je ne me souviens plus) au Witney, notre QG qui n’existe plus, rue Monsieur le Prince, avait trouvé la compagne de notre Charly un peu “grosse”… Elle était enceinte et prête à accoucher. Au lieu d’user de ses poings comme il est d’usage dans ces cas-là dans la confrérie des premières lignes, Charly (qui aurait pu lui faire très mal) l’avait invité à enlever sa chemise, puis ses pompes, puis son pantalon… Pour finir complètement à poil au milieu du bar. Un type très impoli, tout nu, contre vingt mecs trop déterminés à se marrer… la messe était dite. Charly a ramassé toutes les fringues, est sorti dans la rue et les a déposées sur le toit d’une voiture que les dieux de l’humour et de l’élégance avaient conduit jusqu’à nous. Et voilà notre malappris en train de courir derrière un C15, complètement nu, en plein cœur du 5ème et de l’hiver ! On a envie de croire qu’il n’a jamais pu rattraper cette voiture et qu’il est rentré chez lui ou a fini en garde à vue dans cet état. Nous, on a continué de boire des bières. Bien au chaud ! 

As-tu des passions en dehors du rugby ? 

La cuisine et la charcuterie ! (rires) 

À part ça, la littérature grecque ancienne et le macramé. 

Si tu devais résumer le club en un mot ? 

En deux mots : humour et élégance. 

Un petit mot pour finir ? 

Vu la saison qui vient de se terminer, je me dis que le PUC n’est pas mort et visiblement, il bande encore… Et j’espère pour longtemps !

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