Interview de Mallorie – Joueuse de l’équipe féminine de rugby

Comment as-tu découvert le rugby ?

Par hasard (rires). J’ai fait 15 ans de danse classique et lorsque j’ai commencé ma prépa (ndlr : pour les écoles d’ingénieurs), j’ai arrêté. En commençant mon école (à Toulouse), je voulais reprendre la danse mais lors des portes ouvertes, une des joueuses de rugby a bien vendu le projet et j’ai commencé le rugby.

Depuis combien de temps pratiques-tu le rugby ?

C’est ma 4e année. Je suis arrivée en septembre au PUC.

Qu’est-ce qui est plus dur entre la danse classique et le rugby ?

Ce n’est pas le même effort. Au rugby, on transpire plus car on est plus en mouvement. C’est beaucoup de cardio. En danse, il faut se focaliser sur son équilibre et bien connaître son corps.

Au rugby, tu suis le rythme de l’équipe, en danse, tu suis la chorégraphie et la musique. La danse est plus intellectuelle : il faut apprendre les chorégraphies et être organisé. Au rugby, à part aux entraînements, tu es dans l’inconnu.

Que penses-tu de la popularité du rugby féminin ?  

Je faisais du rugby à 7 à Toulouse. Lorsque je suis arrivée à Paris, je ne m’attendais pas trouver autant de clubs qui proposent du rugby féminin, ni même qu’il y ait un aussi bon niveau. C’est une amie qui m’a dit d’essayer au PUC et je ne connaissais pas. Lorsque j’en ai parlé autour de moi, j’ai réalisé que le PUC était très connu et un grand club !

Que penses-tu de la visibilité du rugby féminin ?

Je pense que ça prend de l’importance. Le Tournoi des VI Nations est diffusé en clair, au même titre que les hommes, ce qui est génial.

Comment la visibilité du rugby féminin pourrait augmenter ?

Il faudrait commencer dès l’école. Pour les filles, il n’y a pas d’initiation à ce genre de sport et il y a encore trop de stéréotypes.

La diffusion des matchs en clair, c’est important aussi.

Que préfères-tu entre le rugby à VII et celui à X ?

Au rugby à VII, c’était du niveau débutant. Notre technique, c’était chaque joueuse sur une joueuse adversaire mais lorsque l’une d’elles transperce les lignes : c’est l’essai assuré.

À X, le terrain est plus grand. Ce que j’aime, c’est de pouvoir travailler à un poste précis.

À quel poste joues-tu ?

3ème ligne aile. C’est compliqué de savoir quand et qui plaquer, il faut savoir aller au contact. À VII, tu gardais ta joueuse et tu plaquais même s’il n’y avait pas de soutien derrière.

À X, on peut faire de belles passes, de belles actions.

Que penses-tu de cette saison ?

Elle n’est pas finie… Mais, je pense que nous avons donné le meilleur de nous-mêmes. Le niveau est très différent de mon ancienne équipe et les filles sont très motivées. Nous sommes beaucoup aux entraînements, environ 25, alors qu’à Toulouse, nous étions au maximum cinq.

Comment définirais-tu l’équipe ?

Soudée et joyeuse : c’est la fête tout le temps. Il y a un noyau dur avec les anciennes qui ont fait plusieurs saisons ensemble. Mais, les nouvelles et moi-même avons été très bien intégrées au groupe. Il n’y a pas plusieurs groupes fermés : nous formons une vraie équipe.

Que penses-tu du projet de passer à XV ?

Je ne suis pas contre mais je me suis adaptée au rugby à X, j’aime bien. J’aimerais bien ne pas faire du XV tout de suite pour découvrir plus le X.

Je te laisse le mot de la fin…

Nous avons deux très bons entraîneurs qui nous font travailler sur différentes choses. Ils nous poussent toujours à être au meilleur de nous-même. C’est très différent de ce que j’ai fait avant. Dans toute ma pratique, j’ai toujours pensé qu’il était important de ne pas se reposer sur ses acquis, comme les coachs. Ils ne s’appuient pas sur une joueuse qu’ils prennent en exemple : tout le monde doit se dépasser.

 

Lucie Deslandes

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Interview de Noémie, joueuse de l’équipe féminine de rugby

Comment as-tu découvert le rugby ?  

Je baigne dans le rugby depuis que je suis toute petite : mes frères font tous du rugby. Mais, j’ai vraiment découvert le sport en le pratiquant en STAPS, la première année. J’ai joué au RUCC (Rugby Athletic Cerdagne Capcir) puis à Bagneux et je suis arrivée l’année dernière au PUC.  

Vincent a formé le noyau dur de l’équipe lorsqu’il nous entraînait à Bagneux avec Charlotte, Diya, Sahra, Hélène et Clémence. Il nous a parlé de reconstruire l’équipe féminine du PUC et nous l’avons suivi dans ce projet. 

Tu fais partie des “anciennes”. Quelle est la principale différence entre les deux années ?  

Nous avons réalisé deux très bonnes saisons. L’année dernière, c’était plus dur d’avancer car nous étions un groupe en pleine construction. Cette année, nous sommes sûrement plus en réussite car nous arrivons à être vraiment ensemble.  

À quel poste joues-tu ? 

Je suis polyvalente mais généralement au poste de talonneur. 

Quelles sont les principales qualités d’un bon talonneur ?   

La puissance. Quand le talonneur sort de la mêlée, il faut réaliser les impacts pour “gratter” les ballons. Et en défense, il faut vite contrer. 

Tu as joué à VII. Quelle est la différence entre le VII et le X, selon toi ? 

Les phases sur le terrain sont différentes. Au rugby à VII, il y a 5 mètres de terrain en moins : un joueur qui perce la défense adverse va systématiquement à l’essai. En X, le terrain est plus grand, le jeu est plus imprévisible. J’avoue préférer le X : je peux courir plus.    

Tu n’as jamais voulu jouer à XV ?  

J’ai commencé le rugby à 18 ans, pour le plaisir. Le XV, c’était plus compétitifCe que j‘aimais et aime toujours en X, c’est la polyvalence et je ne voulais pas me cantonner à un seul poste.  

L’idée du club est de faire passer l’équipe à XV dans le futur. Qu’en penses-tu ? 

J’ai voté que nous restions à X (rires). Mais je resterais si on passe à XV. 

Que penses-tu de la performance de l’équipe, cette saison ? 

Nous sommes premières à égalité avec Marcoussis ! 

Incroyable. L’année dernière, nous avions quelques défaites. Cette année, nous avons été invaincu pendant très longtemps ! Cela fait du bien d’avancer ensemble, en groupe. Même quand nous avons perdu, c’était avec honneur.  

Je devais arrêter le rugby après cette saison mais comme nous n’avons pas gagné, je vais devoir continuer (rires). 

Pourquoi as-tu commencé le rugby si tard alors que tes frères y jouaient ? 

J’ai pratiqué la gymnastique pendant 14 ans : ma mère avait son quota de sport de garçon. Elle n’a pas voulu que je fasse de boxe donc j’ai fait du handball. Et enfin, cette année, elle m’a vu pour la première fois sur un terrain… et elle a validé.  

Trouves-tu qu’il y ait trop de préjugés dans le rugby féminin Comment y remédier ?  

Oui, encore. Je trouve cela dommage car il y a beaucoup de filles, comme moi, qui aurait pu commencer plus tôt et qui n’ont pas pu. 

Il faut que le rugby soit enseigné pour tout le monde, dès l’école. Il faudrait dire aux jeunes filles que ce n’est pas un sport de garçon manqué, que ce n’est pas réservé à leurs frères et aux hommes “baraqués”. Il faudrait leur dire que c’est possible d’être une fille et faire du rugby. 

Pour conclure la saison, pourrais-tu partager un moment heureux et un autre plus difficile de cette année ?  

Le moment heureux, c’était le deuxième match contre Marcoussis. Nous appréhendions le match car nous avions perdues le précédent match contre cette équipe. Ce jour-là, il neigeait, nous étions frigorifiées : le match suivant a été annulé car il neigeait trop. Mais nous n’avons pas abandonné car c’était Marcoussis. Niveau qualité de jeu, nous étions au coude à coude mais nous avons gagné au niveau du mental. 

Un moment plus douloureux : l’un des premiers matchs contre Marcoussis. Je sors au bout d’une mi-temps car nous sommes dominées. On perd ensemble, en équipe mais c’est plus dur lorsqu’on n’est pas sur le terrain.  

Le mot de la fin ?  

Si vous voulez vous inscrire, venez ! Dès septembre, on jouera encore mieux et on fera la fête !  

 

Lucie Deslandes

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Interview de Camille, joueuse dans l’équipe féminine de rugby

Quand es-tu arrivée au PUC ?  

Cette année, en novembre. Je cherchais un club pour reprendre le rugby car j’avais arrêté pour me consacrer à mes études. J’ai choisi le PUC car c’était sur le trajet entre mon travail et chez moi. Et puis, c’est un club de renommé.  Quand je suis arrivée à Paris, je ne connaissais que le PUC, le Stade Français et Bobigny comme clubs de rugby. Je savais aussi que je voulais faire du rugby à X. J’ai beaucoup joué à XV, au poste de talon et je préférais courir que pousser les mêlées.  

Depuis combien de temps pratiques-tu le rugby ?  

J’ai souvent arrêté à cause de mes études mais je dirais 8 ans. J’ai commencé en cadettes à Millau (ndlr : les championnes de France en titre). Ensuite, j’ai fait du rugby à VII. J’ai arrêté 2 ans et j’ai repris à Blagnac pendant 3 ans. J’ai arrêté pour mes études puis j’ai repris au Mexique. Et maintenant au PUC.  

Quelle est la principale différence entre le rugby à XV et le rugby à X ?  

À X, les joueurs touchent plus le ballon, plaquent plus et courent plus. Ça bouge plus vite : surtout au poste de talon. À XV, le talon reste sur le retour des mêlées ou des touches et il ne joue pas forcément et ça me frustre. Le X, à mon poste, est plus agréable à jouer : j’ai moins de pression car à XV, les touches et mêlées reposent sur le talon. 

Quelles sont les réactions lorsque tu dis que tu joues au rugby ?  

Il y a forcément plus d’étonnement à Paris que dans le sud où ça joue beaucoup au rugby. Mais, je m’entoure de gens qui font du rugby et ce n’est pas étonnant vu mon caractère que je fasse un sport de combat.  Avant les bons résultats de l’équipe de France féminineil y avait quelques remarques mais il y en a beaucoup moins maintenant. 

Tu es interne en pharmacie, tu travailles au Laboratoire français de lutte anti-dopage.  Le rugby est un sport très physique. Est-ce que tu penses qu’il y a un problème de dopage dans le rugby ?  

Avant non. Maintenant que je travaille au Laboratoireje me rends compte que c’est un problème. Les rugbymen sont dans le TOP 10 des sports où il y a le plus d’athlètes dopés.  

Tu as joué au rugby au Mexique. Quelle est la principale différence avec la pratique en France  

J’ai été fille au pair au Mexique pendant 7 mois : j’ai joué pour l’équipe des Wallabies qui appartient au lycée franco-mexicain. Je suis arrivée pendant la période des Seven au Mexique (championnat national de rugby à VII) 

La principale différence, c’est la popularité. Au Mexique, j’ai souvent  expliquer ce qu’était le rugby. Il n’y a pas beaucoup de moyens, ni beaucoup de joueurs : les filles et les garçons s’entrainaient ensemble. Le rugby féminin, c’est plus compliqué : il n’y a qu’un championnat pour les filles et elles sont souvent débutantes. Ce sont des filles qui ont fait du football ou du football américain et elles veulent tenter quelque chose de nouveauMais, il y a une volonté de développement et elles ont déjà deux équipes féminines nationales : une à XV et un à VII.  

Vous avez battu Marcoussis cette semaine. Est-ce que cela vous donne encore plus confiance pour la finale ?  

Oui, je la sens bien. Mais, ce n’est pas parce que nous avons battues Marcoussis que nous sommes championnes du monde. De plus, nous avons gagné de seulement 2 essais, sur un terrain boueux et une météo ingrate. Mais, oui, cela nous donne confiance : nous savons que nous avons toutes les cartes en main pour aller les gagner en finale. Nous avons encore un mois pour le réaliser.  

Comment vois-tu la perspective de faire évoluer l’équipe au rugby à XV ?  

Je ne serais plus là, l’année prochaine : mon stage se finit à la fin de la saison. Mais, si je reviens sur Paris, oui je reviendrais au PUC même si le rugby à XV me tente moinsJe reviendrais car je prends plaisir à jouer avec les filles. Dès mon arrivée, je me suis bien sentie dans le groupe avec le week-end d’intégration, notamment. Nous faisons souvent des sorties ensemble. Et je sais que pour la finale d’Ile-de-France, quel que soit le résultat, on sera ensemble le soir même.   

As-tu déjà pensé à jouer dans des équipes professionnelles ?  

(Camille hoche négativement la tête, en faisant de grands yeux). Non, non. Quand je jouais à Blagnac, je savais déjà que je n’avais pas les capacités de jouer en professionnel à mon poste. Je suis très concentrée sur mes études et même si l’occasion s’était présentée, je ne l’aurais pas saisie. 

Je te laisse le mot de la finVeux-tu rajouter quelque chose ? 

Je suis contente d’être dans ce club et je voulais remercier les coachs et les filles qui m’ont bien accueillie. Et venez jouer au PUC, si on passe à XV, on aura besoin de vous ! 

 

Lucie Deslandes

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Interview de Gaby, joueuse en équipe senior de rugby

* Gaby : à gauche sur la photo, avec le ballon.

 

Gabriela « Gaby » est colombienne, elle est arrivée en France il y a 6 ans pour ses études à Sciences Po.

Quand as-tu commencé le rugby ? Comment l’as-tu découvert ?

J’ai commencé le rugby lors de mon échange à Rio en 2016, lors des Jeux Olympiques. J’ai remarqué que des filles s’entrainaient sur la plage en bas de chez moi. Une amie jouait dans l’équipe alors j’ai essayé. J’ai eu de la chance que l’entraîneur et le directeur du club soient français. En rentrant en France, j’ai joué au Stade Français car certaines de mes amies faisaient partie du club. Et je suis arrivée l’année dernière au PUC.

Pourquoi as-tu quittée le Stade Français ?

Clémence Salio (qui a beaucoup poussé les féminines lors de la création de l’équipe) m’a parlé du projet. J’ai fait une séance d’entraînement et je suis restée un peu au Stade Français. Mais, l’ambiance me plaisait beaucoup au PUC ainsi que la façon d’entraîner.

Au Stade Français, tu jouais à XV. Est-ce le format à X qui t’a aussi attirée ?  

Le X, c’est différent et je n’en avais jamais fait. J’ai pratiqué du VII au Brésil. J’ai eu du mal à me retrouver dans mon poste car je suis 3ème ligne (ndlr : poste qui disparaît au rugby à X). Mais cela m’a permis de travailler sur d’autres aspects de mon rugby. Je suis encore débutante et j’ai pu travailler les bases, les plaquages ainsi que la façon de se positionner. Cette année, je peux autant jouer à l’avant qu’à l’arrière et je me découvre des capacités que je ne connaissais pas.

Tu n’as pas de poste défini ?  

 Je me place là où on a besoin de moi. Je suis à l’aise en deuxième ligne comme à l’arrière et quel que soit le poste, je prends du plaisir à jouer.

Tu es arrivée l’année dernière. Comment décrirais-tu l’évolution de l’équipe ?

Il y a plusieurs choses. L’année dernière, il y avait un socle de 5 ou 6 joueuses qui avaient déjà un peu de rugby. Le reste, c’était des débutantes et beaucoup de filles ont mis du temps à s’inclure. L’année dernière, nous étions dans une phase de découverte du rugby, du sport collectif et des valeurs du club. Nous avons toutes plus de 18 ans avec des caractères bien différents qu’il faut apprendre à connaître. C’était une année un peu difficile, sur le plan sportif et humain. J’étais blessée en fin de saison dernière et lorsque je suis revenue, j’ai tout de suite vu la différence. Le groupe a grandi avec des filles de tous horizons et avec différentes expériences.

Vincent (l’un des coach) joue un grand rôle sur la construction de l’équipe. Il ne nous cloisonne ni dans un poste ni dans une attitude de jeu : on découvre toujours quelque chose.

Y-a-t-il une différence entre le rugby au Brésil et celui en France ?  

Au Brésil, il n’y a que du rugby à VII en féminine. Ce sont les conditions d’entraînements qui sont différentes : on s’entraînait sur la plage en semaine et le samedi, sur un terrain…horrible. Il y avait des cailloux partout et presque pas d’herbe. Je pense que toutes les égratignures que j’ai sont dû à ce terrain et non aux entraînements actuels (rires).

La visibilité du rugby est très faible au Brésil, elle l’est encore plus pour le rugby féminin. J’ai eu de la chance d’arriver l’année des Jeux Olympiques donc il y avait pas mal d’argent et de visibilité. Mais j’ai aussi vu après les JO et l’engouement était redescendu. Là-bas, les filles commencent le rugby très tard et ne le découvre que grâce au bouche à oreille, il n’y a pas de communication. Notre club avait la chance d’avoir des dirigeants français qui voulaient faire grandir la pratique du rugby au Brésil.

En France, il y a une explosion des licenciées grâce à l’Equipe de France féminine qui est performante et dont les matchs sont retransmis.

Que penses-tu de l’évolution du rugby féminin ?  

Ça avance beaucoup. Je pense que c’est en lien avec la professionnalisation du rugby masculin. Nous sommes sur la bonne voie mais il faut aussi entrer dans une phase de professionnalisation du rugby féminin. Au Stade Français, par exemple, des coéquipières n’ont pas pu participer au Tournoi des VI Nations car elles n’avaient pas assez de jours de congés au travail. C’est dommage car en plus d’être une expérience de vie, c’est aussi une potentielle source de revenus. Une femme qui fait du rugby doit être performante mais avoir un travail à côté, ce n’est pas la même chose que chez les hommes où la question de l’argent ne se pose pas car ils sont professionnels.

Si on veut arriver à un seuil d’égalité dans notre sport, il faut passer par la professionnalisation des joueuses et ça passe aussi par les droits télévisuels. Les clubs aussi doivent communiquer. Au PUC, par exemple, peut-être ouvrir une catégorie cadette dans le futur.

Si tu avais eu l’occasion de passer en professionnel, l’aurais-tu fait ?                                         

Je n’ai jamais perçu le rugby comme ça. J’ai commencé à 20 ans, la question ne se posait plus. J’ai toujours vu le sport comme un épanouissement personnel. J’ai eu la possibilité, au tennis, de jouer à haut niveau et j’ai fait le choix de ne pas le faire parce que je ne voulais pas me mettre de pression sur quelque chose qui me servait à me détendre. Je vois le sport comme un épanouissement personnel et non comme un objectif personnel.

Tu commences un nouveau travail la semaine prochaine en tant que consultante. Comment vas-tu gérer ce nouveau travail et le rugby ?

Je parle du rugby très rapidement en entretien d’embauche. Quand on me demande ce qui est important pour moi, je dis que j’ai trois piliers dans ma vie : l’épanouissement au travail, ma famille et l’épanouissement dans ma vie personnelle. Le rugby fait partie de la dernière catégorie. Jusqu’à maintenant, je n’ai pas trouvé de complication à allier les deux car je suis très claire dès le début. Quand je suis engagée dans quelque chose, c’est pour de vrai et le rugby est très important pour moi.

Comment vois-tu la fin d’année pour ton équipe ?

Nous réalisons une très belle performance jusqu’à maintenant. Nous avons des filles cadres, comme Wahiba, qui nous aident beaucoup mais c’est avant tout une victoire collective. Nous avons toutes nos chances d’arriver en finale où une équipe pourrait nous challenger : Marcoussis.

Si vous allez en finale, penses-tu que ce sera contre Marcoussis ?

Je pense, oui. Nous n’avons pas encore joué toutes les équipes dans notre poule mais nous avons le niveau et encore 1 mois et demi pour nous préparer. On pensera au Championnat de France après.

L’équipe pourrait dans le futur passer au rugby à XV. Aurais-tu envie de passer à XV avec cette équipe ?

J’ai envie de tout faire avec cette équipe (rires). Si Vincent nous dit qu’on passe à XV, l’année prochaine, je signe. Mais, je suis consciente que c’est différent au niveau financier, que ce n’est pas le même championnat et que les mêlées et les touches sont réelles (ndlr : elles sont simulées au rugby à X). Si l’équipe réalise la même progression que l’année dernière en doublant l’effectif, c’est faisable. Mais, si nous restons à X, ça me va aussi.

Veux-tu rajouter quelque chose ?

Nous sommes une bonne équipe de copines : on s’entend aussi bien sûr qu’en dehors du terrain. Même lorsque nous avons des coups de sang sur le terrain, nous dépassons vite ça. Au niveau du club aussi : nous sommes mardi et je suis dans les locaux en train de prendre le goûter avec le président du rugby (rires). C’est très différent du Stade Français où j’avais peur de poser une seule question à mon coach. Même si le niveau n’y était pas, je pense que beaucoup de filles resteraient car il y a un bon esprit dans ce club.

 

 Lucie Deslandes

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Le PUC au féminin : Interview de Wahiba, 31 ans, professeure d’EPS et demi d’ouverture dans l’équipe sénior féminine de rugby :

Quand as-tu commencé le rugby ?  

Cela fait 10 ans que je joue au rugby. J’ai commencé à Bobigny lorsque j’ai débuté ma licence STAPS. J’ai eu un enfant il y a 2 ans et mes ambitions rugbystiques ont changés. J’ai découvert que le PUC était à 10 minutes de chez moi alors j’ai sauté sur l’occasion pour gagner du temps avec mon petit. Je voulais jouer au rugby en me faisant plaisir avec toujours une certaine exigence, mais pas de haut niveau. Bobigny est une équipe qui joue à XV, dans le TOP 16 maintenant.  

Quelle est la différence entre le rugby à X et celui à XV  

J’ai pratiqué du XV et du VII à BobignyJe suis plus à l’aise en rugby à VII et cela est assez similaire au rugby à X. À X, il y a plus d’espaces, c’est une configuration dans laquelle je m’adapte mieux 

Quel est ton profil de jeu ? 

J’ai fait 18 ans d’athlétisme avant de faire du rugby. Quand je suis arrivée dans le monde de l’ovalie, je ne comprenais rien aux règles mais je courais vite. Au fil du temps, j’ai perdu la vitesse au profit du jeu. Dans les intervalles, au rugby à X, j’ai la possibilité de me faire plaisir surtout avec cette équipe où les filles sont rapides dans les courses. 

Quel est ton poste ?  

Je suis numéro 10 donc à l’ouverture. C’est un poste avec une grosse responsabilité. À Bobigny, je jouais à l’aile ou à l’arrière et la dernière année, je jouais en 10 donc j‘essaye encore de m’acclimater à ce poste. J’essaye de faire les choses bien et de proposer des solutions aux filles mais c’est elles qui diront si elles se sentent bien avec moi à ce poste.  

Comment as-tu découvert le rugby ?  

J’ai rencontré Marc-Henri, un de mes professeurs en STAPS qui entraînait à Bobigny. C’est lui qui a changé ma vision du rugby et m’a converti à ce sport. Il m’a beaucoup apporté sur le plan humain et rugbystique, c’est une très belle personne et un grand ami. 

Tu es arrivée cette année dans l’équipe. Comment vois-tu la construction de l’équipe en tant que nouvelle arrivante  

Il y a différents types de filles : des nouvelles qui débutent, des nouvelles avec un peu d’expérience et des nouvelles initiées. Le tout s’accorde bien car les coachs font un bon travail : ils arrivent à faire jouer les filles chacune à leurs niveaux. Nous avançons toutes ensemble vers un projet commun : être championnes à la fin de l’année. Sur du moyen/long terme, c’est de passer en rugby à XV et de performer dans cette catégorie. 

Tu te projettes au sein de cette équipe, tu te vois continuer longtemps au PUC ? 

J’aimerais bien mais à 32 ans il y a d’autres paramètres qui entrent en jeu. Mais, si je dois continuer le rugby, oui, je continuerais au PUC 

La pratique du rugby est un loisir pour toi. Est-ce que tu l’enseignes aux élèves en tant que professeur d’EPS  

J’enseigne au collège et au lycée. J’en ai fait avec certains élèves mais je pense qu’il faut s’adapter à son public. Je suis actuellement dans un établissement REP+ (Réseau d’Education Prioritaire renforcéoù il faut avoir une autre approche du rugby, qui est considéré comme un sport de combat. Mais j’essaye toujours de développer un esprit collectif et de compétition. 

Parles-tu de rugby autour de toi ? Essayes-tu de faire bouger les choses au sein des établissements où tu enseignes ?  

Mes collègues n’ont pas trop le choix (rires). Par exemple, nous avons organisé un événement qui s’appelle “Planète ovale” car j’ai à cœur de faire découvrir la pratique rugby aux enseignants comme aux élèves. Ma sœur, professeure et ancienne joueuse de rugby, en parle aussi. C’est important pour nous parce que nous sommes beaucoup attachées à cette pratique. Je n’ai pas la prétention de dire que nous allons changer les mentalités, nous ne sommes pas magiciennes mais je pense que nous contribuons à quelque chose.   
J’essaie de développer cette culture rugby dans les établissements où je travaille, en emmenant les élèves voir des matchs, par exemple. Lorsque j’ai joué pour l’équipe du Maroc, en rugby à 7, les élèves étaient contents de voir le maillot de l’équipe et ils se sont renseignés. Tant que je peux faire la promotion du rugby, je le fais. 

Joues-tu encore pour l’équipe du Maroc  

J’ai été sélectionnée pour la Coupe d’Afrique au Botswana, il y a deux ans. Ils m’ont appelé cette année mais trois jours avant le début de la compétition. Je suis enseignante et j’ai un enfant : je ne pouvais pas m’absenter. Mais j’ai encore à cœur et la motivation pour postuler en équipe nationale 

Quel est le sentiment de jouer à l’international, pour un pays  

Je peux faire la promotion du rugby féminin et c’est bien. Le sentiment personnel est incroyable même si je suis obligée de laisser mon petit à la maisonC’est génial de défendre les couleurs d’un pays, l’équipe s’arrache et on essaye de repousser la fatigue ensembleJ’aimerais que cela aboutisse à quelque chose, que la pratique féminine bénéficie de plus de visibilité.  

Par rapport à cette visibilité du rugby féminin, qu’est-ce qui, selon toi, pourrait faire bouger les choses ?  

Il serait temps que les médias fassent confiance aux pratiques sportives féminines, pas que le rugby. Les sponsors aussi, que ce soit pour les grandes ou les petites équipes et dans tous les sports féminins. 

As-tu déjà eu des élèves qui ne voulaient pas faire du rugby car ils pensaient que c’était trop violent ? 

Oui, j’en ai eu mais tout est matière à réflexion et au dialogue. Le fait que j’ai un statut de femme et d’enseignante qui pratique du rugby, cela aideLa première approche est difficile car cela étonne que je fasse du rugby. Mais j’arrive plus facilement à gagner la confiance des parents et des élèves qu’un collègue homme, par exemple. Je casse l’image du rugby comme étanun sport dur. Mais je n’ai jamais rencontré de parents totalement opposés à la pratique. C’est même plutôt l’inverse : des filles qui me demandent où pratiquer.  

Tu as uenfant, tu es professeur : comment gères-tu les entraînements et les matchs ? 

Je fais des sacrifices. Le mardi soir, je ne vais pas à l’entrainement car je travaille tôt le mercredi. J’ai aussi besoin de voir mon fils et si le rugby doit passer en second plan, ce sera le cas. Mais, les coachs et les copines sont au fait de la situation et sont très compréhensifs 

Que penses-tu de la dynamique de l’équipe ?  

Nous sommes très bien et ce n’est pas fini. Nous avons perdu une fois contre Marcoussis mais c’est une erreur de parcours et nous allons corriger cela très rapidement (ndlr : interview réalisée le 30 janvier, rencontre contre Marcoussis le 2 février)L’objectif est clairement d’aller en finale cette année : il faut être sans prétention et ne pas avoir de complexe d’infériorité. Nous avons une belle équipe avec des nouvelles qui apprennent vite et des anciennes soudées.  Je ne suis pas inquiète, on a des qualités individuelles et collectives. Il va falloir qu’elles soient costaudes en face parce qu’on a un bon collectif et un joli banc, des filles qui veulent progresser et gagner.  

Que penses-tu de l’ambiance au sein de l’équipe et du club ?   

Ce n’est pas la même approche qu’à Bobigny où il faut être là à tous les entraînements et où tout le monde joue sa placeC’est axé très compétition et c’est bien mais je ne suis plus dans cet esprit-là. J’ai trouvé ici, au PUC, un groupe plus détendu mais toujours axé sur la performance. Chacune a ses obligations et tout le monde respecte les obligations deautres.  Mais lorsqu’on entre en situation de match, tout le monde a son masque de guerrière. Je me sens bien dans ce groupe car les matchs et les entraînements se passent bien, les troisièmes mi-temps aussi (rires)J’ai un statut particulier en termes d’âge et de pratique mais les filles m’ont fait confiance rapidement et on ne peut pas rêver de meilleures inclusions dans un groupe. 

Aurais-tu aimé être entraînée par une femme, plutôt que deux hommes ? 

Je ne sais pas. J’ai déjà été entraînée par des femmes et c’est une autre approche. Sébastien et Vincent (les deux entraîneurs) ont une très bonne compréhension du public féminin. C’est une gestion différente et ils s’adaptent bien. Vincent est dans le côté technique, dans l’organisation alors que Sébastien a plus cet esprit “de la gagne” : ils se complètent bien et nous comprennent parfaitement. 

Quelle est, alors, la différence d’être entraîné par une femme ?  

Les entraîneurs féminines sont souvent plus douces, moins frontal que les entraîneurs masculins. Tout est dosé en termes d’interventions et elles peuvent plus facilement se faire manger. 

 

Matchs en janvier :  

Les violettes sont entrées, ce 12 janvier, dans les phases de qualification du Championnat Régional à X. Après avoir gagné leurs deux premiers matchs contre les ententes Créteil/Choisy (22-0) et Vélizy/Meudon (41-7), les violettes devaient affronter les ententes Beauvais/Clermont et Noisy-le-Grand/Vincennes/Fontenay/Neuilly-sur-Marne. L’équipe de Beauvais/Clermont ayant déclaré forfait, les pucistes gagnent ce match 25-0. Les violettes ont donc réalisé trois mi-temps contre Noisy : 46-10 sur les deux mi-temps et 62-25 en comptant la troisième. 

Ce 2 février, les violettes ont battu Marcoussis (24-14), leur bête noire et première du championnat l’année dernière. Elles gagnent aussi leur match contre Aulnay 25-0 (ces dernières ont déclaré forfait). 

Lucie Deslandes

 

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Le PUC au féminin : Interview de Caroline, 24 ans, capitaine de l’équipe sénior féminine de rugby

Comment as-tu découvert le rugby ? Depuis combien de temps y joues-tu ?  

Mon père est un grand fan de rugby. Tous les hivers, nous regardions le Tournoi des VI Nations à la télévision et nous allions à quelques matchs du Stade Français ou du Racing 92. C’est comme ça que j’ai eu envie de faire du rugby.  

J’ai fait un an de « touch” rugby dans lequel il n’y a pas de plaquage. Pour arrêter l’adversaire, il suffit juste de le toucher. Puis, j’ai déménagé sur Paris et j’ai commencé le rugby à X, l’année dernière. Mon arrivée dans le rugby est donc très récente. 

Depuis combien de temps es-tu au PUC ?  

Je suis arrivée l’année dernière, 1 mois après la réouverture de la section féminine. Comme moi, la plupart des filles sont arrivées l’année dernière. Beaucoup de filles nous ont rejoints cette année, on a quasiment doublé l’effectif. Cette saison, nous sommes entre 25 et 30 filles à l’entrainement alors que l’année dernière, nous étions 10 joueuses, parfois 12. Au niveau de l’intensité et du contenu des entraînements, c’est complètement différent. On peut faire des oppositions réelles maintenant : on travaille plus.  

À quel poste joues-tu ?  

Je joue numéro 9, l’équivalent de demi de mêlée. Le rôle du 9 est d’éjecter la balle après les mêlées et d’orienter le jeu, il choisit le sens de jeu.  Il travaille de pair avec le numéro 10, qui oriente les lignes arrière. Ensemble, ils annoncent les combinaisons.  

Comment as-tu été désignée capitaine ? Est-ce parce que tu diriges l’équipe sur le terrain ?  

Je suis capitaine depuis cette année. Je connais les anciennes joueuses, j’étais là au début de l’aventure donc je connais l’équipe. Je ne pense pas que le poste sur le terrain soit d’une grande importance.  

Quel est ton rôle de capitaine ?  

Sur le terrain, je parle et j’encourage, j’essaye de gérer certaines sautes d’humeur et j’essaye de montrer l’exemple. Je m’occupe de faire le lien entre l’arbitre et les joueuses aussi. En dehors du terrain, j’essaye de comprendre les filles, je fais le lien entre les différents groupes qui se forment, entre les anciennes et les nouvelles joueuses. Et tout ça dans une bonne ambiance, toujours la bonne ambiance. 

Quelles sont les réactions lorsque tu dis que tu joues au rugby ?  

Cela apporte directement un capital sympathie. Au premier abord, cela surprend qu’une fille fasse du rugby, surtout au niveau du gabarit. Pour certaines personnes, si je ne fais pas 1,90 mètres et 100 kilos, c’est surprenant que je joue au rugby. Il n’y a pas vraiment de préjugés mais beaucoup de curiosité. Les personnes s’intéressent à ce que je fais, me demandent comment j’ai découvert le rugby ou comment se joue le rugby à X. 

J’ai beaucoup de collègues qui me demandent s’ils peuvent venir voir mes matchs ou comment ce sont passées les rencontres du week-end. Ils ont souvent envie d’en savoir plus, de suivre l’aventure avec nous. 

Avec le bouche-à-oreille, je pense que le rugby féminin peut se développer. Je le vois dans la curiosité et l’intérêt des personnes autour de moi.  

Selon toi, comment le rugby féminin pourrait devenir plus populaire ?  

Dans les autres sports collectifs, notamment le handball, les compétitions féminines sont assez médiatisées parce qu’il y a des résultats. Si les Françaises font une bonne Coupe du monde (en 2021, en Nouvelle-Zélande), il y aura peut-être plus de visibilité sur le rugby féminin.  

Le rugby à XV, pour l’équipe, est-ce un objectif lointain ou proche ?  

Pour l’instant, l’objectif est de parvenir aux finales de championnat. Snous construisons une bonne équipe qui veut grandir ensemble et que nous avons de bons résultats, nous ne serions pas contre dans le championnat à XV. Il faut aussi que ce soit dans la bonne humeur et avec bienveillance. Il faudra l’effectif et surtout la volonté : ce sera plus d’investissements et plus dur.  

Pour l’instant, les résultats sont bons. Êtes-vous dans une bonne dynamique ?  

Oui, pour l’instant, les résultats sont correctsNous perdons seulement contre Marcoussis (championnes l’année dernière) mais nous aurons notre revanche d’ici les finales. C’est l’équipe à abattre mais c’est surtout à nous de progresser. Elles ne sont pas imbattables et c’est à nous d’atteindre leur niveau. 

L’équipe est coachée par deux hommes, Sébastien Rousselet et Vincent Lenouvel. Aurais-tu préféré une figure féminine comme entraîneur ?  

Homme ou femme, il faut que la personne comprenne le groupe. Il y a des femmes qui seraient incapables de gérer une équipe féminine parce qu’elles n‘ont pas forcément la patience ni la bienveillance. Nous avons deux coachs fantastiquesje ne sais pas si cela se serait mieux passé si c’était des femmes. Sébastien et Vincent savent comment nous parler et impulser la dynamique qu’il nous faut. Ils savent nous motiver et nous garder sous-pression. Et, toujours dans la bonne humeur. 

Qu’est-ce qui motive cette équipe ? 

On a toutes un objectif commun : prendre du plaisir. Nous avons un groupe plutôt hétéroclite qui comporte des profils très divers : étudiantes et jeunes actives. Certaines font du rugby depuis plusieurs années et ont accumulé du vécu, de l’expérience. D’autres ont commencé récemment et amènent de l’insouciance, de la fraîcheur. On veut s’amuser avant tout.  

 Lucie Deslandes

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Le PUC au féminin : À la découverte des « violettes »

Cette année, le PUC met en avant ses figures et sportives féminines !

Au programme, tous les mois, une actualité sur les équipes féminines de football, rugby et handball. Vous découvrirez aussi les différentes personnalités qui constituent ces équipes avec un portrait de joueuse, chaque mois.

Ce projet sera aussi l’occasion de mettre en lumière les championnes, directrices de sections et athlètes féminines du PUC !

Rendez-vous sur notre site et notre Facebook pour suivre toute l’actualité de la série “Le PUC au féminin” !

 

L’Histoire

Après 40 ans d’existence, l’équipe de rugby féminin à XV est dissoute en 2008. Après 10 ans d’absence, la saison dernière marque le grand retour de l’équipe féminine de rugby dans le championnat régional à X. Absente des terrains depuis longtemps, l’équipe a choisi d’évoluer dans ce championnat pour fédérer et former une nouvelle équipe. L’objectif est d’apprendre les bases du rugby et faire évoluer les filles pour atteindre un niveau où elles pourront jouer à quinze. La saison dernière, l’équipe qui comptait 29 licenciées termine quatrième (sur 12 équipes) du championnat régional à X !  

Cette saison

40 licenciées font, pour l’instant, partie de l’équipe. Les “violettes” évoluent toujours en championnat régional à dix. L’équipe est actuellement en phase de qualification qui détermine dans quelle poule (haute ou basse) elle évoluera. Le rugby féminin au PUC se porte bien puisque depuis le début de la saison, les “violettes” ont remporté tous leurs matchs, avec un minimum de 40 points à chaque match. C’est la seule équipe du PUC rugby qui a gagné tous ses matchs en ce début de saison.  

 

Interview de Vincent Lenouvel, entraîneur de l’équipe féminine senior de rugby : 

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Quelle est la différence entre le rugby à X et le rugby à XV ?  

La principale différence est l’espace sur le terrain. A X, on garde le même terrain qu’à XV mais avec 3 joueuses en moins devant et 2 joueuses en moins derrière. A X, elles doivent fournir plus d’efforts, répéter plus de tâches, plus de courses…  

Les mêlées sont simulées : elles sont gagnées automatiquement et sans poussée par l’équipe en possession du ballon.  A part ça, le règlement reste le même. 

Y-a-t-il des différences entre le rugby masculin et le rugby féminin ?  

C’est complètement différent. Pour moi, il y a plus d’entraîneurs capables d’entraîner des hommes que des femmes. 

Quoi qu’il se passe, les filles viennent aux entraînements car elles ont envie d’apprendre. Elles savent basculer entre l’esprit de compétition et l’esprit purement ludique. Elles sont aussi conscientes des étapes à valider pour atteindre leurs objectifs, les hommes le sont peut-être moins. 

Avec les filles on doit adapter davantage notre discours : elles ont peut-être besoin de plus de bienveillance, de ressentir qu’on a confiance en elles… Elles se remettent toujours en question car elles veulent toujours faire plus  

Est-ce plus dur d’entraîner des femmes que des hommes ?  

Non. Mais selon moi, tout le monde n’en est pas capable. Il faut bien connaitre le versant féminin du rugby pour pouvoir l’entraîner correctement. Si un coach d’équipe masculine entraîne une équipe féminine en gardant les mêmes méthodes, il va se « planter ». Les femmes n’ont pas les mêmes réactions que les hommes et n’ont surtout pas les mêmes capacités, physiques et techniques. 

Depuis quelques années, on voit un essor du rugby féminin dans les médias. Il y encore beaucoup de critiques sur l’intensité, les performances, etc… Que pourrais-tu dire pour donner envie à des femmes de jouer au rugby ? 

Il n’y a pas moins d’intensité mais la performance n’est pas la même. La raison, c’est la forme physique : un homme court plus vite, il pourra faire une passe plus longue, il aura plus de facilité à attraper un ballon aérien… Les femmes misent sur l’esprit collectif, sur la volonté de jouer avant tout. 

L’objectif est-il de passer en Fédéral, c’est-à-dire passer au rugby à XV ? Comment y arriver ?  

Il n’y a pas de condition particulière, c’est un choix du club. On préfère que les filles gagnent en expérience et gardent plaisir à pratiquer en sécurité. Avant de basculer sur du rugby à XV, il faut les former sur plusieurs points : la mêlée ou la touche, par exemple. Le format à X est donc très intéressant pour ça. 

Les filles vont disputer des matchs à VII, à XV et du rugby à 5 en « open féminin » ou en mixte pour qu’elles découvrent tous les types de rugby. Quand les joueuses se sentiront à l’aise, quand le staff les sentira prêtes, nous intégrerons le championnat à XV. L’année prochaine ou dans deux ans, on verra.  

Combien y-a-t-il de licenciées en sénior féminine cette année ? 

Il y a au moins 40 filles, nous faisons encore passer des essais et des filles s’inscrivent encore. Il peut donc y avoir 50 filles à la fin de la saison.  

Certaines personnes ont l’image du rugby comme un sport violent. Comment parlez-vous en joueuses ? Comment parlez-vous des blessures ?  

Le rugby n’est pas plus dangereux statistiquement que la boxe ou l’équitation : c’est ce que l’on dit aux joueuses. Les drames dans l’ovalie sont au haut niveau, pas en amateur.  

Pour plus de sécurité, nous avons un ostéopathe bénévole qui suit les joueuses aux entraînements et aux matchs. On suit ses conseils : lorsqu’il faut sortir une joueuse ou lorsqu‘elle est prête à reprendre l’entrainement 

Mais, les blessures graves liées aux contacts sont moins importantes car les notions d’affrontement et de confrontation sont moins présentes que chez les hommes. 

Quelle est la dynamique de l’équipe en ce moment ?  

Les filles sont présentes et motivées à l’entrainement. Une joie de vivre parcours l’équipe et cela se voit hors et sur le terrain. Pour le moment, les filles ont gagné tous leurs matchs. Le 1er match, contre Créteil-Choisy, nous marquons près de 50 points alors qu’il n’y a que 8 filles sur le terrain. Pour leur second match, en amical à Meudon, nous gagnons sur le score de 38 à 0. Les filles avaient constamment envie de marquer et ne voulaient surtout pas prendre de point. Cela révèle l’état d’esprit combatif qui caractérise cette équipe !

Pour le troisième match, nous recevions Parisis, une équipe qui nous avait battu 20 à 10 la saison dernière. C’était un bon moyen pour nous d’évaluer notre progression (ou non) sur ce début de saison. Avec de nombreuses nouvelles joueuses et débutantes, nous gagnons le match 48 à 10 rendant fier tout le staff, moi inclus. Nous avons pu noter de nombreuses choses positives et orienter des domaines de travail spécifiques pour les entraînements à venir. 

Cette semaine (24 novembre 2019), nous avons joué Marcoussis (championnes la saison dernière) et Noisy. On perd 45-5 contre Marcoussis mais on gagne 48-10 contre Noisy. Nous avons élaboré des étapes de constructions de notre saison. C’est à nous de garder le cap pour franchir les étapes qui nous mènerons vers notre objectif : le championnat à XV.

Lucie Deslandes

Equipe

Ecole de Rugby labellisée

L’Ecole de Rugby du PUC fait partie des 88 clubs labellisés avec 2 étoiles sur 3 ! Le PUC reste fidèle au développement de la formation des jeunes.

Cette labellisation a pour objectif de valoriser les clubs à hauteur de leur engagement dans l’accueil des jeunes joueurs, leur formation et le développement de la structure.

 

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Stage été à Vannes pour l’école de Rugby

Cet été, les pucistes sont partis à Vannes pour un stage été d’une semaine.

Au programme :

– Entraînement de rugby et olympiades au complexe Jo Courtel du RC Vannes

– Visite des infrastructures, découverte du fonctionnement du club et rencontre avec les joueurs et le staff de l’équipe professionnelle

– Baignade, petits jeux de ballons sur plage

– Journée à l’Ile aux Moines et « Koh Lanta »

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Remise des prix

Jeudi dernier, Diya Labeid a reçu devant le tout Paris Rugby, le prix de l’éducatrice école de rugby de l’année. Bravo pour son engagement envers le club et les petits de l’école !

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La section féminine est lancée !

10 ans après l’extinction de la 1ère équipe, le PUC RUGBY relance une section féminine !

Mardi dernier, elles étaient plus d’une vingtaine pour le 1er entraînement ! Aurélien Bouthier et Dimitri Sulmiersky, les deux entraîneurs bénéficieront de deux séances hebdomadaires (mardi et jeudi) pour créer un amalgame de ces licenciées qui ne jouaient pas la saison dernière. « C’est notre but. En créant cette équipe nous voulons faire venir à nous des néophytes ou des anciennes joueuses qui avaient arrêtés. » Jérôme Bousquet (coprésident).

Pour toutes les intéressées rendez-vous sur le site du PUC Rugby : http://puc.paris/rugby/ 

 

équipe féminine PUC Rugby

Le PUC relance sa section féminine

Seniores (+18ans) et cadettes (-18ans, de 2001 à 2003) confirmées ou débutantes, participez aux entraînements tous les vendredis du mois de juin à 20h à la Cité Universitaire (Stade de l’Ouest, métro 4 Porte d’Orléans, tramway T3 et RER B Cité U).

Pour les jeunes filles nées entre 2004 et 2012, nous vous attendons tous les mercredis après-midi et vendredis soir à la Cité U aux horaires d’entraînements de l’école de rugby !

Nous contacter par mail, téléphone ou réseaux sociaux
Vous trouverez ci-dessous les contacts ainsi que les informations des futurs entraînements de la saison 2018/2019 :

Contact@pucrugby.fr | 06 48 06 88 79

Entraînements +18 : mardi et jeudi de 20h à 21h30

Entraînements cadettes et minimettes : mercredi et vendredi – stade de l’ouest, cité universitaire paris 75014.

 

 

section féminine Rugby

RÉSULTATS DU JOUR

Cadets A victoire contre marcq en bareuil 35/0

Juniors match nul 16/16 contre marcq en bareuil

Belascains match nul 16/16 contre Gennevilliers

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FÉDÉRALE 2 : 6 EME JOURNÉE PUC-CLAMART

Amis Violets, notez bien que la réception de Clamart, prochain match à la Cipale se jouera samedi 28 octobre en soirée. Coup d’envoi 18 h en B, 19h30 en 1ère. Match suivi évidemment d’une réception ! En espérant vous voir nombreux !

 

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LONGUE EST LA ROUTE

Merci à nos partenaires la Mairie de Paris, Orange, la boucherie Roullière, best fishering, le Bedford,le Trinquer, le Crédit Mutuel.

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ARTICLE DU JOURNAL « LA MONTAGNE » 18 ÉQUIPES DE RUGBY DONT LE PUC RÉUNIES POUR LA DEUXIÈME ÉDITION DU CHALLENGE YVES COQ

Le samedi 29 Avril 2017, 430 rugbymen de moins de 14 ans se sont affrontés au Stadium et aux Bouriottes. Pendant un après-mi ensoleillé, 18 équipes de rugby dont le PUC rugby se sont réunies à Brive le temps d’un week-end pour la deuxième édition du Challenge Yves Coq, ex-tournoi de rubgy du 1er mai.

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Veuillez retrouver l’article sur le site du journal « La Montagne »

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INTERVIEW DE JÉRÔME BOUSQUET PRÉSIDENT DU PUC

Interview de Jérôme Bousquet Président du PUC dans le journal le Midi Olympique. Il répond à des questions, concernant le maintien administratif du club, et la situation du stade français. Le président de la section rugby affirme que le PUC a sa place en Fédérale 2 !

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LA PRINCESSE DE CAMBRIDGE JOUE AU RUGBY AVEC NOS PUCISTES !

Belle surprise pour le match France-Pays de Galles, la princesse de Cambridge s’amuse avec les jeunes rugbymans Pucistes. Pas question de « crunch », ces terribles matchs de rugby opposants la France à l’Angleterre. Au Trocadéro, Kate et William ont fêté l’amitié franco-britannique à travers les valeurs de l’ovalie. Pour célébrer les liens forts qui unissent les jeunes Français et Britanniques, le couple princier a rencontré des jeunes rugbymans.

Veuillez trouver les photos du couple princier avec nos pucistes en cliquant sur ce lien 

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