Puciste un jour

Olivier Farot

Ancien joueur senior

D’où viens-tu et quel âge as-tu ?
Je suis né en avril 1971, j’ai 52 ans. J’ai vécu ma jeunesse dans le Val de Marne à Thiais. À 18 ans, je suis venu habiter à Paris.


Que fais-tu dans la vie ?
Je suis PDG d’un laboratoire de prestation de service qui fait de l’analyse environnementale (eau, air et matériaux d’emballage alimentaire).


Comment es-tu entré dans le monde du rugby ?
C’est mon père qui m’avait donné le choix entre le foot et le rugby. Lui était un ancien joueur du ballon ovale et il avait commencé à me faire regarder des matchs quand j’étais enfant.

J’avais déjà une carrure de pilier/talonneur à 7 ans quand j’ai commencé le rugby à Choisy-le-Roi.

Je suis resté au SCCR jusqu’en minime.


Quand es-tu arrivé au PUC ?
En cadet. Je suis arrivé au PUC car j’avais envie d’un peu plus de compétition. On avait du mal à faire des équipes complètes avec Choisy-le-Roi. À l’époque, c’était l’ancien stade Charléty qui hébergeait le PUC. Il avait déjà une super réputation (c’était équivalent du Racing).


Peux-tu nous résumer ton histoire avec le club en quelques lignes ?
J’ai fait mes années cadets et juniors sauf la dernière car j’avais trop de cours et je ne pouvais pas lier études et rugby. J’ai dû faire un trou de 2 à 3 ans et je suis revenu au club pour jouer avec la réserve. J’ai continué jusqu’à mes 40 ans environ.

C’est une très belle aventure avec de superbes histoires et de belles rencontres. Ce sont des amitiés très fortes. J’ai rencontré mes meilleurs amis au PUC. Je vais bientôt me marier et l’un de mes témoins est un ami que j’ai depuis mes années en cadet. Ce club représente beaucoup d’émotions, de rire et de complicité, bref du bonheur.

Quel est ton dernier souvenir en tant que joueur ?
C’est l’année de la naissance de ma fille, j’avais 35 ans. Je ne me souviens plus contre qui on jouait. Je m’étais fait faire un tee-shirt spécialement pour elle. Je me souviens d’une photo d’après match où tout le monde était en maillot. J’avais un grand sourire et je portais fièrement le tee-shirt en l’honneur de ma fille.


Aurais-tu une anecdote à nous raconter ?
À l’époque, on ne prenait pas de car en réserve ou en Folklo, on prenait nos bagnoles. On devait se faire un tournoi en Bourgogne à Gevrey-Chambertin et on s’était donné rendez-vous à Porte d’Orléans à côté de la statue du Général Leclerc le samedi matin. Il y a un gars qui est là que je ne connaissais pas, mais qui avait le sourire et qui riait dès que l’un d’entre nous disait une connerie. Il avait une allure avenante et il monte finalement dans notre voiture. On prend l’A6 et on commence à se vanner et à rigoler.

Puis à un moment alors qu’on est bien engagé sur l’autoroute il nous dit :

  • « Putain vous vous connaissez bien quand même les gars !»

Il commençait à douter aussi il rajoute :

  • « Vous allez où comme ça ? »

On lui a répondu :

  • « Ben, au tournoi ! »

En fait, c’était un extra qui rejoignait les équipes d’un traiteur pour un mariage. Il devait se rendre à une réception sur Paris. On l’a finalement déposé à l’aéroport d’Orly pour qu’il puisse aller à son mariage, mais je ne suis pas sûr qu’il ait réussi !

Des anecdotes j’en ai plein à raconter… J’ai le souvenir de l’inauguration du stade Charléty en 90, la plupart se foutait à poil pour baptiser le terrain. Beaucoup de souvenir aussi dans les restaurants dans les 5e et 6e arrondissements où on laissait de généreux pourboires pour compenser le nettoyage de la salle après notre passage. On faisait également des voyages que l’on organisait pendant le tournoi des 6 nations. On se faisait un match avec une équipe locale le vendredi et le lendemain on allait voir le match de l’équipe de France. Je me souviens aussi de la parade pour les 100 ans du club en 2006. On était parti du Panthéon et on avait descendu les rues sur des chars jusqu’à Charléty. Ça avait fait une belle fête.


As-tu des passions en dehors du rugby ?
Les jeux de société, j’en ai plus de 600 chez moi : jeux de réflexion, de simulation… je refais le monde avec ça. La photo également, j’aime bien prendre des photos en tant que photographe amateur.


Si tu devais résumer le club en un seul mot ?
C’est le violet, les amis, c’est le beau jeu (ouvert et foufou) et les chants.


Un petit mot pour finir ?

Je suis puciste à vie. C’est une expérience qui m’a marqué très fortement et qui m’a fait. Maintenant je suis président du Stade Poitevin Rugby et je retrouve ces belles émotions de partage et de rires. Ça me fait 3 couleurs au cœur : le violet, le blanc et le noir.

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